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jeudi 20 février 2014

Autographie romancée : Annexe Hors-Texte #1 C'est la re-trouille !

 C'est la re-trouille !

Au moment de poster le second épisode de mon autographie romancée...
...voilà que le retour de la re-trouille fait encore son entrée, fracassante, lancinante, frigidifiante.

Et si le lecteur ne voyait pas que cette partie était en partie fictionnée ? Et si tel autre lecteur croyait fictionné ce qui ne l'est pas et réel ce qui n'est que pure fiction ? Et si le lecteur croyait tout fictionnel ? Tout réel ?

Bienvenue, ma cocotte, dans le monde de la fiction, de l'écriture, ce monde que tu as si précautionneusement évité toute ta vie pour ne pas te fâcher, avec personne, avec qui que ce soit, avec ta famille, avec tes amis, avec ceux pour qui tu ne comptes pas mais qui comptent pour toi, avec ceux qui ne comptent pas pour toi mais que tu voudrais tant avoir pour lecteurs, car tu sais que tu veux avoir des lecteurs, même si tu n'arrives pas à publier tes livres en ton nom.

Bienvenue dans le monde de l'autographie. L'autographie qui n'est pas autobiographie, mais qui est écriture de soi, selon le concept de J.B. Pontalis et que tu as appliqué à tes recherches, à ta synthèse pour ton dernier Très Gros Diplôme Universitaire, la barbarement nommée HDR, ton Habilitation à Diriger des Recherches pour devenir Professeur des Universités, toi, la toute petite qui se prenait pour une souris grise, Mauricette la Souricette et son ami Mauriceau le Souriceau, héros rêvés de Livres pour Seniors à L'École des Moisirs, des livres pour les vioques comme toi, les vioques rigolos qui tout en vieillissant tranquillement, gentiment, bien sagement, ont gardé et gardent encore leur envie de vivre, de rire ; et de jouir.

Avoir le courage de poster. Avoir le courage de postuler. Avoir le courage de s'imposer.

Une vie entière sous la nécessité du courage, pour ne pas crever. Pour vivre. Simplement. Tranquillement. Redondamment.

Avoir le courage de l'imposteur, l'imposteur lucide, l'imposteur penaud (pas l'imposteur pervers et manipulateur sans aucune bienveillance), l'imposteur au  cœur trop pur, trop sensible, trop fidèle et trop peu sûr de soi pour se rêver en être doué d'une réelle autorité, cet imposteur, Cygne Majestueux dans ses oripeaux de Vilain Petit Canard, si bien décrit par Althusser, expliqué par Jean-Jacques Lecercle, mon maître et ami, dans "Interpretation as Pragmatics", probablement le chapitre 3, mon chapitre préféré, celui qui m'a tant inspirée.

Avoir le courage de révoquer le "sentiment d'imposture" que décrit si bien Bélinda Canonne dans son magnifique livre "Le Sentiment d'imposture" en poche, chez Folio, je crois ou 10/18.

Enfin, bref, (bref, si l'on peut dire, je ne fais pas particulièrement dans la rétention, c'est le moins que l'on puisse dire... Et cela dit combien j'ai dû lutter contre ma pente loghorréique pour mes écrits universitaires, une lutte de tous les instants), tout ça pour dire, une fois de plus, encore et toujours, que j'ai la trouille, les chocottes, le traczir et que si ça continue comme ça dans les précautions oratoires, ça n'avancera jamais, ma petite poulette.

Allez ! Go ! Vas-y !

Envoie !

ENVOI 

"Prince, ne souffrez que jamais, au royaume de l'écriture, jamais elle ne soit d'elle-même le Petit Boureau Beau"
(avec la complicité de Bobby Lapointe)

Nota Bene, Addendum, post-scriptum 

 

Cet article sera retravaillé, corrigé, amendé. 
Repassez de temps en temps. 
C'est de l'écriture dynamique !

Et bon, la trouille, ça se jugule.

Je suis donc en route, sur le chemin, en partance,
pour où, je ne le sais pas,
mais je suis déjà partie !


   OnnDzeRôdeAgain (Écosse, il y a longtemps)