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mardi 8 avril 2014

Recension, critique d'un livre.

"J'attends avec impatience votre commentaire, Simone. Forcément."

Elle* ne viendra pas : je ne sais pas faire de recension.
[drame de ma vie d'universitaire pas morne. J'expliquerai plus en détail, un jour, si on se rencontre enfin, si on y pense, ou je l'écrirai quelque part. Mais je n'ai pas encore déjeuné. J'ai beaucoup avancé le blog ce matin. Plus que ma liste de choses à faire dans les jours qui viennent. Largement plus que mon travail sur le livre sérieux remis au travail cette semaine. Se disperser est un mode d'écrire comme un autre. C'est dans ce chaos de ma pensée que je m'y retrouve le mieux. Penser à Ovide. Métamorphoses. A la devise d'une loge maçonnique écossaise : ab chaos, ordo. 
RECTIFICATIF  : Franck Balandier me signale que je me suis trompée.  J'ai inversé la devise, étourdie que je suis. 
La véritable devise est, bien sûr, "ORDO AB CHAOS"].

La passion de la lecture, c'est avant, c'est pendant.
Après, le désir est mort.
C'est comme essayer de reproduire un orgasme. On a beau essayer. Plus on essaie, moins on y arrive.

J'ai fait une seule recension dans ma vie d'universitaire. J'ai trouvé cela atroce à écrire. Cela m'a pris plus d'un an, fait détester le livre (génial), la copine qui l'avait écrit, la personne qui m'avait recommandée pour la recension (que j'aime et que j'adore d'un amour de disciple émancipée), la personne qui me l'avait demandée.

Cela m'est trop dur de porter la responsabilité de porter la parole d'un auteur de talent (et un autre, autant ne pas le faire).

Vie entière à ne pas se sentir légitime.
Restée une enfant illégitime malgré les apparences et la régularisation par le mariage.
Découverte de la semaine dernière, la fameuse semaine apparemment pourrie où tout s'est à nouveau finalement débloqué avec effet retard d'une semaine (c'est peu, sur une existence).

[*Note : j'avais lu "commentaire", mais pensé "critique" ou "recension", au féminin. déjà plus dans le présent mais dans l'à-venir de l'écriture de ce commentaire qui finalement n'en est pas un. J'ai fait un peu attendre l'auteur. Il me pardonnera. Et s'il ne le fait pas, eh bien, mais tant pis pour lui.
Mais je sens, je sais qu'il me pardonnera.
Pas parce que c'est un vieux copain qui ne se souvient pas de moi, mais parce qu'il est écrivain et sait tout de ce qu'est écrire.]

"Hors d'âge, Mûrie en fûts d'amour" 201404 Photo du Jour
Avec la participation [quasi-] involontaire de Franck Balandier, qui apparemment, aime bien se laisser faire. Se laisser faire connaître, I mean. [de crayon] : outre une vague connaissance oubliée pour l'un, vaguement remémorée pour l'autre, nous partageons, depuis toujours, semble-t-il, l'"écrire triste" et le rire de la vie.)