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jeudi 25 septembre 2014

Rétablir le lien avec d'où je viens...

Ça va m'entraîner trop loin si je développe, mais ce qui m'est vital, c'est justement de rétablir le lien avec d'où je viens. 

Même si tout est beaucoup plus compliqué que les choses simplistes. 

Je viens de deux endroits tellement distincts qu'il m'a bien fallu faire le grand écart pour ne jamais avoir à choisir (entre papamaman, leurs deux religions différentes, leurs deux milieux sociaux différents, leurs aspirations et leurs goûts et tendances différents, complémentaires et contradictoires, leurs névroses de guerre à tous les deux. J'ai été investie d'un devoir de réparation dont je tente de me dépêtrer au mieux ou au moins mal. Tiens, c'est joli, ce que je viens de dire. Ça aurait fait bien dans mon roman, si j'étais en train de l'écrire, ça...)

Mais j'avais choisi de ne pas. Pour faire autre chose. De vraiment plus important. Te causer sur FB. Et ça, ça n'a pas de prix ! Avant de te faire des bisous, je crois bien que ce qui est devenu mon horloge biologiques toutes ces années où j'ai sué sang et eau, euh, non, encre et verbe, pour me prouver que je n'étais pas débile et le prouver au monde par le diplôme espéré et bien mérité (je n'ai rien volé à personne et j'ai beau avoir terriblement perdu confiance avec cette dépression, je sais maintenant que je ne suis pas idiote, mais qu'il me faut faire attention à mes fréquentations et fuir ceux qui sont incapables de se réjouir de ta réussite. Ils ne valent rien de bon, ceux-là. Je ne leur réclame que le droit à l'indifférence. Ce n'était tout de même pas trop demander, non ? 
Laissez-moi vivre, merde ! Ça va rien vous enlever ! 
Ah ! Comme j'aurais dû le crier ! 
Mais, là, on leur aurait donné raison et ont m'aurait enfermée pour de bon.
Et de ça...
Pas question !

Tiens, j'ai encore ouvert une parenthèse sans la refermer. 
C'est vrai que ça sentait le renfermé.
Laisse la parenthèse ouverte, on étouffe ici !

© Simone Rinzler | 25 septembre 2014 - Tous droits réservés 
Avec la complicité de la copine FB qui se reconnaîtra d'autant plus que je vais la citer, car sans elle, sans les lecteurs et les lectrices, l'écrivain n'est rien, cette copine-là, c'est Frédérique Parent. C'est une copine toute neuve et, non !, je n'ai pas oublié les anciens et les anciennes.

Et...
Faites circuler le blog si vous aimez ! Je n'ai aucune infrastructure autre que mes petits bras tous malingras et si j'écris, c'est bien pour être lue !

Et s'tz'pâortages, tz'pâoartages tzout (à lire avec l'accent joual, ben, canadzien, quoi, faut t'zy tz'faire un dessin de d'tzout, maudzit Frâ-ançais ?)


Voilà. Ça y est. La trouille est partie.

Voilà, ça y est. 
La trouille est partie. 
Et avec elle,
L'envie.

L'envie,
D'écrire.
L'envie d'écrire ?
Non !

Le besoin,
Le craving
L'intense, immense, incommensurable besoin de reconnaissance,
Lourd comme un puits sans fond,
Pesant comme un trou béant,
Profond comme une pierre brute.

Moi, la fille primaire,
La fille binaire,
La fille ternaire,
À force de faire le choix
De la Femme de Bath,
Le choix,
De ne pas choisir 
Les choix des autres,

J'ai su,
J'ai pu,
J'y ai cru,

En dépit des signaux externes,
Malgré les remontrances sévères,
Contre vents et doxa,
J'ai résisté,

Roseau pensif,
Frêle chêne sexagénaire,
Herbe folle, filasse, follette.

J'ai tenu.
Tenu le point.
Le point de l'amour.
Le point de la littérature.
Tenu le point de vie.
Vieille tricoteuse déshabituée.

Tenu le point,
Le point badiousien,
Tenu le poing,
Serrée,
Angoissée,
Terrorisée
Par du rien
Dont tout le monde se fout bien.

Je me suis refaite,
Ai refusé d'être refaite, 
Ai tenu, sans être parfaite,
Accepté,
Le retrait,
La retraite,
La défaite,
Et compté mes profits,
Sans perte.
Merci à l'amie.

Au placard, les tu peux faire mieux, 
Au bazar, les j't'l'dis pa'ce que personne d'autre te l'dira.
Au hasard, mes colères, rentrées, implosées, étouffées,
Renfrognée.

J'ai tenu.
Sans presque rien dire.
Tenu,
Tenu,
Tenu.
La résistance,
C'est aussi et surtout se taire.
Ne pas dire.
Ne pas faire savoir.
Jamais.
Agir.
Tenir.
Se tenir.
À sa ligne, 
Pas si droite,
En zig, 
En mézigue,
En divague, vague, vague...

J'ai fini.
Pour aujourd'hui.

© Simone Rinzler | 25 septembre 2014 - Tous droits réservés.










vendredi 19 septembre 2014

Didactique amusante #1

Exercice 1 :
Commentez la légende suivante : "Elle se tape l'affiche !"




mercredi 17 septembre 2014

Poètes et philosophes en herbe du monde entier, unissez-vous !

"Poètes et philosophes en herbe du monde entier, unissez-vous !", aurait déclaré Charles Marche, prophète barbu français en exil à Londres, lançant le premier manifeste de l'ère moderne, méconnu pour cause de manque de diffusion mondiale, en raison de sa haine de la traduction. Il fut copié et imité par un jeune émigré apatride qui bénéficia des fonds sans fond du richissime Frédéric Lesanges.

(Il ne faut pas croire tout à fait ce que je fictionne pour le plaisir de la fantaisie ! Mais il y a un fond de vérité dans toute fiction, n'est-il pas ? - Série "La Littérature pense")

© Simone Rinzler | 17 septembre 2014 

#PhotoDuJour 2014.916 "Où s'arrête l'herbe ?" © 6M1 Simone Rinzler

vendredi 12 septembre 2014

Le produit que vous avez commandé ne vient plus sous le même conditionnement. Souhaitez-vous maintenir votre commande ?



Le produit que vous avez commandé ne vient plus sous le même conditionnement

Souhaitez-vous maintenir votre commande ?



Image Produit
Sortir, sortir du conditionnement.
Sortir sans la case folie,
Sortir sans le vouloir vraiment,
Sans s'en apercevoir.

Sortir, sortir du monde des survivants,
Sortir sans la case vide,
Sortir en le voulant vraiment,
Sans se perdre.

Entrer dans le monde fait pour soi,
Avoir du mal à y trouver sa place,
Ni jardinière, ni cuisinière,
Ni même Mémère, quoique grand-mère. 

Traverser le miroir des travaillants,
Se trouver désœuvré, sans œuvre imposé,
Ouvrager à sa guise, à l'heure qui s'invite,
Hors rendez-vous obligé. 

Plus jamais, ne me rendrai.
Plus jamais, ne m'imposera. 
S'écrire vieillir, rejeter l'aigrir. 


© Simone Rinzler | 12 septembre 2014
(Quand Sophie Calle, Solange Klein, mon double littéraire, prend la relève)


Je t'ai bien eu !

jeudi 11 septembre 2014

J'aime faire rêver, j'aime faire penser

J'aime être de ceux qui font rêver !

Je me rêve... Partie

Loin, loin du monde trop sérieux du travail. 

La tâche est plus difficile qu'on ne se l'imagine. 

Sans le cadre de l'école, du travail ou de loisirs organisés par d'autres, l'apprentissage de ma liberté trouvée et acceptée est aussi difficile que l'apprentissage de la vie d'adulte, de choriste de haut niveau et d'enseignant-chercheur inventif, hors des chemins déjà trop balisés. 

Je crois que je tiens quelque chose avec ce début de réflexion que je vais tenter de poursuivre sur mon blog ou ailleurs. 

Car, bien plus que de faire rêver, j'aime faire penser. 

Et cette activité qui était naturelle dans mon métier de prof de collège puis dans celui d'enseignant-chercheur, me manque cruellement.  

Éveiller son esprit endormi, embrumé, confus. 


Poursuite égoïste,

Dans le don/contre-don de la Dépense,

Chère à Bataille,

Poursuite altruiste,

Égoïsmes partagés

D'ego à ego,

D'égal à égal. 

Quête existentielle universelle. 


© Simone Rinzler | 11 septembre 2014

Tous droits réservés.

Le texte intégral peut être partagé, à la condition expresse de ne le tronquer en aucune manière, ce qui inclut cette longue signature et la photo qui l'accompagne. 

C'est cadeau. 

Faites circuler le rêve et la pensée. 

C'est gratuit, pas marchand. 


© 6M1 (Mon petit prénom d'artiste !)







mardi 9 septembre 2014

Je suis une petite fille...

Je suis une petite fille qui a joué à être sérieuse toute sa vie. 
Je croyais que je n'aimais pas jouer. Mais j'ai joué, j'ai joué ! J'ai joué et j'ai ri ! J'ai joué et j'ai gagné ! 

Je n'aimais pas jouer aux jeux des autres. Ils m'ennuyaient. Ne me donnaient pas envie de jouer, ces jeux. 
Le Monopoly ! Quel ennui ! Les échecs ? Quel idée ! Les dames ! Trop facile, personne n'aime plus y jouer, c'est trop peu un jeu, trop peu d'enjeu, pour eux. 

Moi, j'ai joué à des jeux collectifs, sans opposants, sans perdants, que des gagnants au bout ! 

J'ai joué à enseigner, à transmettre. J'ai joué à chanter en chorale, en chœur, en scène, avec pianistes, orchestres, co-choristes, acteurs et circassiens. J'ai joué. Personne n'a jamais gagné. J'ai joué à l'humanité heureuse de mes rêves. C'est le seul jeu auquel j'ai gagné !

Je peux bien m'en retourner, à m'amuser, maintenant que je suis, enfin, sortie de l'école. Et écrire. Encore un jeu sans gagnant, ni perdant. Juste des joueurs. Bonheur.



© 6M1 Simone Rinzler | 9 septembre 2014 - 
Lendemain de pot de retraite à la fac, pour remercier tous ceux qui ont bien voulu jouer avec moi à mon jeu préféré.


dimanche 7 septembre 2014

Le propre de la crise de panique...

Le propre de la crise de panique...

Le propre de la crise de panique est son irrationalité. 
Le propre de la crise de panique est que son objet n'est pas son objet. 

Le propre de la crise de panique est d'être une saleté. 

Le propre de la crise de panique est de vous faire débloquer. 

Le propre de la crise de panique est son extrême soudaineté. 

Le propre de la crise de panique est son injustice. 
Le propre de la crise de panique est sa mauvaise foi. 

Le propre de la crise de panique est son incommensurable brièveté. 

Demain, Leçon #2 : 

Comment désamorcer une crise de panique, ou Pourquoi refuser d'accepter sa panique pour savoir avancer sans difficulté. 

Devoirs pour demain : 

"Écrire un texte relatant une crise de panique dont vous riez maintenant".

© Simone Rinzler | Dimanche 7 septembre 2014


Crise suraigüe (brève, de contouère)


En mode semi-dépressif, 

Option grosse colère rentrée,

S'apprête à partir en week-end,

Pour rentrer dimanche soir,

Pour son pot de départ.


Plus aucune envie d'y aller,

La colère est là,

Encore,

Intacte,

Tapie. 


Resurgie

De nulle part. 


Assaillie,

Meurtrie,

Rabougaigrie. 


Et pourtant,

Souvent,

Souvent,

Si joyeuse,

Si heureuse.


Comment ai-je pu m'imposer 

Cela 

Si longtemps.


Carnets d'une jeune retraitée, 

en cours de traitement, de retraitement, d'arrêt de maltraitance.


Lundi soir,

Enfin,

Tout sera fini.


Oui !


© Simone Rinzler | jeudi 4 septembre 2014



samedi 6 septembre 2014

Tu vas pas claquer ton bec, la Vioque ?

Rangée des bagnoles,
Tu vas pas claquer ton bec,
La Vioque ?
Tu vas pas encore,
Me chier dans l'froc,
Avec tes tocs ?

Sale profiteuse, 
Vieille radoteuse. 
Casse-toi,
Tu schlingues,
Tu m'emmerdes.
T'es inutile.
Grognasse.

Tu sers p'us à rien,
T'es bourrée d'pus,
Ton bulletin d'naissance.
J'vais t'le faire avaler,
Ça va pas tarder.

Tu nous fais chier !
Tu vois pas qu'on est là,
Peinards,
Sans toi.

Dégage !
Avec ton purin,
R'tourne à ton ménage !
Non, mais, pour qui tu t'crois ?

© Simone Rinzler | 6 septembre 2014



...Ni Maître, enfin. Écrivain

La liberté du blogbook. 

En discussion ?

https://m.actualitte.com/n/52411


Pour moi,

À ce jour,

Et

En ce jour seulement,

Peut-être,

Ce n'est même pas à discuter. 

Toute ma vie,

J'ai attendu,

Parfois vainement,

Souvent avec grand succès,

Une reconnaissance,

Qui semblait,

Qui semblait,

Souvent,

Toujours, 

Parfois,

Jamais,

Être insuffisante.

J'étais un puits sans fond,

Insatiable. 

C'est bon aussi,

D'être insatiable. 

Ça permet,

D'avoir envie,

D'éprouver le Désir

De recommencer,

Encore,

Et,

Encore,

Toujours,

Encore,

Et surtout,

Que ça dure,

Cette envie,

L'appétit,

D'en reprendre,

Encore,

Un petit peu,

Un grand peu,

Monsieur le Bourreau,

Avant l'ultime, ultime,

Instant. Jouissance 

Du Vivant,

Jusqu'à la Fin,

Jusqu'au bout du bi-du-bout,

Jouir, jouir, jouir,

De l'envie, du désir,

Accompli,

Assouvi,

Épuisé. 

En qualité d'écrivain non publié, j'aime la liberté du blog. Une expérience littéraire, à tâtons, en aveugle et à l'aveuglette que je tente depuis février 2014. 

Je me suis rendue compte que la publication papier ne m'était pas nécessaire pour me sentir écrivain. 

J'écris. 

Je suis écrivain. 

Dans ma chair. 

Dans mon esprit. 

Depuis toujours. 

Je suis désormais,

Effectivement,

Délibérément,

Passée à l'acte. 

L'acte d'écriture.

Commencé au sein de l'Institution,

Universitaire,

Codée. 

J'ai depuis,

Pris la liberté,

De mon écriture,

Littéraire. 

Enfin. 

Sans Dieu,

Ni Maître. 

Mes quelques lecteurs

Me ravissent. 

J'en suis heureuse. 

J'ai à leur égard

Beaucoup de gratitude. 

Don gratuit. 

Don de soi. 

Comme dans l'enseignement. 

Passion de la Transmission. 


© Simone Rinzler | 6 septembre 2014, alors que l'angoisse suraiguë de lundi se transforme, peu à peu, en attente joyeuse. Les voies de l'angoisse sont impénétrables. 


(Ira sur mon blog littéraire "À l'Atelier de l'Espère-Luette ", transformé ou non, ce sera selon, le petit ou le grand bonheur du jour)

Pas relu. Tant pis pour les fautes. Ce qui compte est l'envie. Satisfaite. 



jeudi 4 septembre 2014

Séminaire Non-Lieux de l'exil : Alexis Nusselovici reçoit Marie Darrieussecq

L'Espère-Luette n'a pas su se taire...

En mars 2014, Alexis NUSSELOVICI (NOUSS), ancien copain de prépa retrouvé par hasard, recevait Marie DARRIEUSECQ dans le cadre du séminaire "Non-Lieux de l'Exil".

L'Espère-Luette était là, avec sa casquette de chercheur (et quelques plumes roses)

(n'ayons pas peur des clichés journalistiques, puisqu'ils s'imposent à l'insu de notre plein gré, c'est même à cela qu'on les reconnaît...)

Comme toujours, elle n'a pas su se taire et a fait une intervention en 7 points.

C'est là :
http://nle.hypotheses.org/2138 

(Comme quoi, ce n'est pas toujours la récré

"Indigeste ?" © Simone Rinzler





mercredi 3 septembre 2014

S'exercer à retravailler sa frivolité

S'exercer à travailler 
Sa frivolité.

Matinée dansante.

C'est la rentrée des retraités
Plus fatigués
Envie de sauter,
Cabrioler,
Danser,
Grimacer,
Gigoter,
Bouger,
Trémousser,
Striduler,

Langourer,

Étourdir,
Remuer,
Danser,
Danser,
Danser

Danser,
Chanter,
Danser,
Danser,
Danser

© Simone Rinzler | 3 septembre 2014 - Tous droits réservés
(C'est pas moi qui ai commencé : Y'a Raymond qui fait des faces sur le book social)

Raymond Queneau



lundi 1 septembre 2014

C'est la rentrée, pas une raison pour se retraiter

C'est la rentrée !!!
Je me fais plein de nouveaux copains !
Viens taper la discute ici !
Allez, sois pas timide, y'a pas d'grand méchant loup qui va t'manger.