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2/18/2014

Dernier essai avant l'autoroute

C'est le tout dernier avant de craquer... 

On ajoute un petit sous-titre, juste pour voir

On teste le titre secondaire

 And here I am, lost, in the middle of nowhere.

[Sorry for the lack of interest of the thing...]

"Faire et défaire, c'est toujours travailler !", disait ma très industrieuse grand-mère.

Et voilà que ça se confirme, après un rapide petit coup d'oeil.

Blogger is a fucking fucked up bugger!


Reprise du lendemain :


Et comme ça ne marche pas comme je veux, mais que je veux que ça marche, j'avance quand même.

C'est tout de même pas un p'tit truc technique qui va m'arrêter dans ma course, quand même !


 

 


Prix Libraires en Seine 2014 "Kinderzimmer" de Valentine Goby

Kinderzimmer de Valentine Goby


17 février 2014

Lecture terminée hier soir.
Je n'arrive pas à passer au roman suivant. 

C'est l'effet de latence habituel après la lecture d'un roman qui suscite des réflexions chez moi.
Il n'y a donc pas lieu de s'inquiéter. C'est plutôt très positif pour le jugement que je porte sur ce livre. Cela prouve que ce roman imprime sa trace en moi et que, non seulement un travail souterrain de pensée est en train de s'effectuer, mais que je sais que ce texte continuera de hanter longtemps mes réflexions.

Ce livre est un très beau roman pour lequel j'avais un a priori, mais attention..., un a priori extrêmement positif depuis le début.

J'avais déjà voulu lire dès la rentrée.

Je suis récemment allée voir la présentation de son roman par l'auteur lors de la rencontre organisée par la Librairie Charybde à Paris.
Lors de cette rencontre, j'ai été séduite par la pensée sur le langage qui sous-tend l'écriture de Valentine Goby.
Je ne savais pas encore qu'il ferait partie de la sélection des six livres du Prix des Librairies en Seine 2014. Lorsque je l'ai appris, je me suis réjouie et me suis rapidement doutée que je ne pourrais pas être très objective sur ce roman.
Cela tombe bien.
Le seul jugement que je puisse donner est nécessairement subjectif.
Par choix.

Je souhaite donner un avis purement subjectif de mes lectures.

2/15/2014

Romans francophones : Lire et faire lire tous les jours

(Ça, c'était le 3 février 2014)


Lire et faire lire tous les jours.

Une idée ?

Commencer par Faire passer de Carole Zalberg, bien sûr !
Un génial Hors Format (bref, très bref), de E-Fractions chez Franck-Olivier Laferrère ;

Passer par la case Laurence Tardieu, L'Écriture et la vie, émouvante remise en selle par la grâce de l'amitié aux Éditions des Busclats ;

Continuer avec Feu pour feu de Carole Zalberg chez Actes Sud ;

En reprenant les mastodontes qui prennent du temps, sont trop lourds ou agacent un peu, 
un peu beaucoup ou pas du tout,
entre temps.
(discrétion tant qu'ils ne sont pas finis, ils le seront finalement, petits bouts par petits bouts, sauf ceux que l'on abandonne définitivement, passque passque...)

Avoir déjà oublié l'inoubliable Zone de combat de Hugues Jallon proposé par les charybdiens associés, Marianne Loing et Hugues Robert et consorts/consœurs ;

Faire la pause pour choisir le prochain, entre :
Épépé de Ferenc Karinthy,
Kinderzimmer de Valentine Goby, tous deux en attente pour une lecture... attendue..., justement !

Ou reprendre :
Un temps fou de Laurence Tardieu à peine commencé et déjà aimé, il y a quelques jours ;

Avancer ou finir :
La Ballade de Rikers Island de Régis Jauffret, parfait pour les insomnies à idées noires, les miennes, pas les siennes (peut-être le garder un peu encore sous le coude, alors ?, avant l'enterrement de jeudi)

Avancer lentement le massif et intrigant :
Sade vivant aux éditions Le Tripode,  par le génial Jean-Jacques Pauvert, maître dont Frédéric Martin est le fidèle, admiratif disciple, si attendrissant dans les vidéos de Libfly ?, je crois.

Butiner encore dans mes "œuvres complètes" (universitaires, I mean) en jonglant avec la lecture de Romanciers pluralistes de Vincent Message, et être à nouveau tentée par la réécriture de ma monographie sur les Manifestes pour surmonter ma peur d'être publiée en mon nom propre et non entourée de collègues éminents et pour beaucoup fort sympathiques, voire franchement amis (et oublier les autres...)

Entrer en informatique les œuvres encore incomplètes et déjà bien replètes du domaine littéraire entamées dès janvier 2013, et rassembler de multiples fichiers antérieurs. J'ai toujours écrit...

Troller deux, trois murs, 
ça, c'est en train de se faire, 
et dommage...,
ni Prévert ni Desnos ni mon vieux Perec, ni même Spinoza ne sont plus trollables.

Se rendre compte que l'on est en train de...
Appeler à l'aide ;

Et savoir que je suis ma meilleure aide pour m'en sortir, comme toujours, mais jamais seule, avec des aides attendues et inattendues,

Sortir de l'interrogation par l'action.

Ne rien faire de tout cela, car la vie n'est pas que dans les livres, ni sur FB,
Ou faire, comme toujours, de tout, un peu, beaucoup, avec, toujours, la même passion, intacte, qu'elle que soient les vicissitudes de la vie. 

Rubrique : Vis ma vie de lectrice à plein temps !
Statut : Now, I know...
...que je ne m'ennuierai pas à la retraite !, comme je l'avais bêtement craint, folle Héautontimorouménos, ancienne bourreau de travail, devenue goûteuse de loisirs après passage par la case BurnOut/dépression/épuisement et deuils en série, BlondeOut, décompression, reposage et petites revies en séries)

La vie est reviendue,
L'entends-tu ?
L'entends-tu ? 

La vie est reviendue,
Cours-y vite,
Cours-y vite.

Sous-texte :
Le ver de mirliton est notre ami.
Protégeons-le !

Buzatouceukissontallésjuskobou !
C'est la fin de la récré et le début d'autre chose !

Quoi ?

La suite au prochain épisode de la suite des :

[Roulements de tambour]

"Avenantures Du Petit Chaperon Rouge  Et Noir Et Or et De Ses Amies Boucles d'Argent Et Alice Au Pays des Vermeilles Perdues Dans La Très Grande Forêt Des AnHumains"

Simone

2/14/2014

La Récré

Le retour au grand galop 

Je tique, 
et tac ! 

Un cavalier, qui surgit au cœur du mi-jour,
Court vers l'aventure au galop.
Son nom, il le signe à la pointe d'une pilcrow,
D'un R qui veut dire... au galop

Le retour du refoulé au grand galop.

Tacata, tacata, voilà l'refoulé,
Tacata, tacata, voilà l'refouléééé.
C'était l'refoulé-é-é
Tacata, tacata,
Reste encore Simone.

2/12/2014

Autographie romancée : épisode 1 du 03/01/2013

Jeu 03/01/2013
Chercher le bon stylo au moment d’écrire, c’est retarder le moment d’écrire. Différer. Se mettre en pause. Avant de s’y mettre. Pour ne pas s’y mettre.

C’est avoir mille idées à l’heure qui s’enfuient, filent et s’envolent et seront à tout jamais perdues.

C’est se mettre en pause. En attente. En file d’attente. Et laisser passer tout ce (et tous ceux) qui n’en peut plus d’attendre, et force, et pousse, et prend sa place.

C’est refuser d’aller, sagement ( ?), prendre sa place.

Se retirer.

Se mettre en retrait.

Se retraiter.

Se suicider – symboliquement –une nouvelle fois.

Autrement.

2/11/2014

Balbutiements : Épisode 0

Épisode 0 : Quel petit atelier à tâtons pressés dans la cour ?


Voilà qu'au moment fatidique de rédiger le premier chapitre de cette autographie, roman rêvé depuis tant d'années, le trac, tout à trac, se fait ressentir.

Trac, stage fright.

La peur. Peur du soleil, de la lumière.
Incompatible avec mon amour de la scène, d'être en scène.

Autant commencer par le commencement, cela ira plus vite.


Fausse route.

J'ai fait fausse route.

Faire une fausse route, en médecine, c'est s'étrangler, ne plus pouvoir avaler.

Voilà bien longtemps qu'est arrivé le temps des fausses routes alimentaires. L'âge aidant, certaines fonctions alimentaires de base ne se font plus correctement. Il y a des trucs que je n'arrive plus à avaler. Ça ne passe pas. Ça ne veut pas passer. Ça dérape. Ça s'engorge. Ça déborde. Ça gicle. Ça tousse et ça rit en même temps. Ça sent la fin du fin de la fin. Ça ressort. Ça s'éparpille.

En écriture aussi, j'ai fait fausse route.

En lecture aussi, j'ai fait fausse route.

N'allez pas croire que j'aie fait fausse route en tout.

Mais quand arrivent les fausses routes, il est temps. Temps de s'arrêter, de se reprendre. De réfléchir. Avant de repartir.

Mes fausses routes ont toutes été guidées par la peur.

Par la peur et par la fuite.

Au point d'en avoir fait une maxime personnelle : "Fuir la fuite".

Toute ma vie, j'ai été sous l'emprise de mes peurs. Toute ma vie, j'ai tenté de les vaincre. Toutes, ou presque. Du moins, toutes celles dont je pensais que je pourrais les vaincre, non pas sans bataille, mais avec succès. Je n'aime pas l'échec. Qui aimerait sa propre névrose au point d'y succomber à ce point ?

Ah, ben..., moi, bien sûr !

Oui, enfin, moi, pas tant que ça moi, quand même, faudrait quand même voir à pas trop pousser Mémée dans les orties.

Alors, action !

Car la peur d'être publiée en mon nom seul me bloque depuis des années. Ça me bloque, mais ça ne m'empêche pas de publier, sous mon nom. Des textes en mon nom, j'en ai publié des centaines de pages, et si l'on compte que mes recherches universitaires sont publiques, car elles le sont (même si tout cela reste ultra confidentiel), j'en arrive déjà à un millier de pages depuis la fin de ma thèse. 
C'est dire si la bataille est engagée depuis longtemps.

Alors, quelle était cette fausse route ? Ou plutôt, quelles ont été ces fausses routes, car elles ont été nombreuses.


Si l'on y regarde de plus près, il faut en réalité regarder de plus loin. 

De ma fenestre de Valsenestre © Simone Rinzler
Je m'explique. Chaque fausse route, vue de trop près, avec la myopie du perfectionniste névrosé, semble être un échec. Envisagé de plus loin, avec l'œil aguerri de la vieille presbyte, chaque fausse route disparaît quasiment et une ligne droite de réussite se dessine. L'avancée, droite, rectiligne, inexorable, se fait en tirant des bords pour garder le cap, tout droit, bien droit, devant soi. Ça méandre, ça vire, ça choque le foc, ça secoue, ça tangue. Mais ça avance.

La première fausse route fut le choix de la langue anglaise comme aire de jeux et lieu de travail.

La seconde fausse route fut le choix de la linguistique anglaise dans son acception de linguistique grammaticale avec une spécialisation sur la voix passive anglaise.

Ce n'étaient pas des fausses routes, mais des escales, du cabotage au plus près des côtes, rassurantes. Aller sur les côtes de l'altérité et se rendre compte de son identité profonde pour accoster à bon port.

Alors, si depuis des années, je suis une écrivante, au sens où Barthes l'entendait, je ne me croyais pas écrivaine.

Écrivain, je l'ai été depuis toujours. Ça mûrissait. Tranquillement. En silence.

Il est temps que tout ce qui mûrissait sorte.  En français, ma langue maternelle. Avant d'être complètement blette.

Dont acte.

Le récit qui viendra a déjà été commencé il y a bien longtemps.

Cet atelier est l'atelier de ma pensée.
Une pensée joyeuse, vive. 
Une lutte à mort contre la peur de la mort.



Power Thinking - Winston-Salem © Simone Rinzler

Bingo!