Rechercher dans ce blog

Affichage des articles dont le libellé est Hors-Texte. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hors-Texte. Afficher tous les articles

7/25/2014

Où...L'Corps

Où Est-Ce Que T'As Mis L'Corps

Tu L'As Zigouillée. Dessoudée. PerOxydée. La Charogne.

Elle N'Est Plus Là. C'Est Fini. T'As Gagné La Partie. L'Est Partie.

T'As Fait Pièce À Ta Violence. Ta Fausse Sœur. Ta Mal Heur.

T'Es Tranquille. Pose-Toi Là. Repose-Toi. L'Est P'us Là.

C'T'Fille de Pus. T'En Pouvais Plus. E'T'Pourrissait La Vie.

T'En As Fini. Elle Est Partie.
Mais. Mais. Où Est-Ce Que T'As Mis L'Corps.

Le Corps. Le Corps. 
Où Est-Ce Que T'As Mis L'Corps.

Le Corps. Le Corps. 
Elle Avait Pas D'Corps. 

C'Était Qu'Un Corps Mort. 
Un Poids Mort. Un Poids Lourd.

Lourd. Sans Corps. Gourd. Mort.

L'Est P'us Là. Tout Ce Pus. Cette Charogne.

L'A Cané. Cabotté. Clabotté. Caillebotté.

Clabaudé. Chat Botté. Sur La Touche. Dans Le Clapot.

P'Us Rin Su'L'Capot. Même Pas D'Sang. Pas Une Dent.

R'in. R'in De R'In. Y'a P'us R'in. Qu'On Te Dit.

Que Tu t'Dis. A P'us. A Partie. S'Est Enfuie. Tu L'As Tue.

Elle S'Est Tue. T'As P'us À T'Taire. Allez. Parle. Écris.

© Simone Rinzler | 19 juin 2014

(Publié le 22 juillet 2014)


6/19/2014

N'est pas... et se demande pourquoi...

N'est pas parano mais se demande pourtant pourquoi 56 personnes le suivent (et se demande d'ailleurs à quoi ça leur sert)

------
N'est pas.... et se demande pourquoi...

Beau modèle d'énoncé, pensa la linguiste.
Bonne question, se dit Simone.
Quelle question, se dit la philosophe du langage.

Et elle, elle se dit :
N'est pas je ne sais quoi et se demande pourquoi.

À quoi bon le pourquoi, quand tu as le comment.

À quoi bon le pourquoi, quand d'eux, rien tu n'entends.

Que cherchent-ils ?
Que cherchent-elles ?
Que veulent-ils ?
Que veulent-elles ?

Eux-mêmes n'en savent rien.
Tu ne sais pas.
Je ne sais pas.
On ne sait rien.

On fait.
C'est tout.

Et parfois,
On voit.

© Simone Rinzler | 19 juin 2014

(Statut FB commenté, avec la complicité semi-involontaire d'un Ange Matriculé)

#PhotoDuJour 20140618 :
"Se laisser envoûter par l'appel du seringat"
© 6M1 Simone Rinzler


6/18/2014

Tu...



Tu hésites. Tu tempêtes. Tu t'emportes.

Tu lis. Tu Cliques. Tu claques.

A petit Feu. Nourri.

Tu Tournes. En Rond. En Carré. En Trois D.

Tu Sautes. D'Humeur. En Mode Majeure infantile.

En La. En Si. En Si mineur.

Jamais. Aux Grands. Jamais. En Ré # Majeur.

Tu Tergiverses. Tu Te bouleverses. Tu Te traverses.

Tu, Tutu tu. Turlute. Tu Te Tues. Chappe Eau. Pointue.

Tu Cherches. Tu Fais Semblant. Sans Prendre De Gants.

Je Te Le Dis. Tu Perds Ton Temps.

Tu T'y Mets. Ou Tu T'y Mets Pas.

Tu Suis Ta Trace. Ou Tu Dégages.

Tu N'Y Vas Pas. Par Quatre Câlins.

Tu Fonces. Tu T'Y Enfonces. Ou Bien Tu Pionces.

Alors, Tu Te Décides.

Comment Je Me Décide. 


Je N'Ai Pas Besoin De Toi Pour Décider.

Je N'Ai Pas Besoin De Décider. Je Fais. C'est Tout.

T'As Pas De Projet. T'as Pas D'Idées. T'as Que Du Style. Tu Crois Que Ça Suffit.

Ferme-La. Ca Suffit. C'Est Assez Barguigné, Assez Blablaté, Assez Castré. A La Schlague.

Tu Vois Pas Que J'Y Suis. Tu Vois Pas Que je te Fuis. Tu Vois Pas Que Tu M'Ennuies.

Tu Sais Pas Encore Que je Me Débrouille Sans Toi. Que Je Dérouille Avec Toi.

T'As Pas Fini De M'Emmerder Avec Ton Babillage Incessant, Inconsistant, Inédifiant.

Je Te Tue.

© Simone Rinzler | 18 juin 2014





4/08/2014

Réponse à un auteur inconnu connu

Ah, tiens,
Je vous ai répondu, ce matin, sur mon blog.
Je ne sais déjà plus où.
Je ne sais plus.
Ni où, ni sur quoi.
Ni pourquoi.
Je ne sais jamais pourquoi, ni vous non plus.
Ni quand, ni où.
Je ne sais pas grand-chose.
Vous non plus.
Les écrits se répondent, se croisent et se font écho.
Les mémoires, du passé, s'effacent.
Le présent des mots s'impose.
A notre insu.
Nous le savons.
(D'ailleurs)
Nous continuons.
(De Marseille)
Nous nous amusons
Face aux miroirs de la galerie.

Le présent de l'écriture est un présent double.
Présent de l'écriture.
Présent de la lecture.

Présents de l'écriture.
Présents de la lecture.

Fond de boutique déjargonné.

Être compris.
Être incompris.
Qu'importe.


(Avec la complicité [quasi-] involontaire de Franck BALANDIER, auteur de "Le Silence des rails", sélectionné avec 29 autres romans pour le Prix Orange.
J'ai hâte de lire ce roman.
Étienne, triangle rose déporté dans les camps de la Seconde Guerre Mondiale revient, raconte.
"Si je reviens vivant de cet enfer, personne ne me croira".
Premier livre écrit en français sur le sujet, paraît-il. Je n'ai pas vérifié mais le crois bien volontiers. Je suis une ancienne spécialiste de l'anglais... Pas journaliste. Pour le fact-checking, faites tout par vous-même. Mais, je vous préviens tout de suite, ce n'est pas cela qui est intéressant ici.
Psst... : une idée pour Le Refuge, Olivier STEINER)

Éditer

Éditer les autres est un cadeau aux autres. Un cadeau non marchand.
Donner de sa personne, mieux que pour soi. Un véritable moteur pour celui (ou celle) qui doute.
Un service, public, rendu, offert, à l'humanité.

Expérience de l'édition dans le domaine universitaire :
plus de temps pour lire, écrire, vivre, rire, dormir... Plénitude épuisante. Éprouvement de soi.
Une philosophie stylistique en acte et en action. En addiction.
Un travail souterrain de sa propre écriture, de sa pensée, de son humanité.

Amicalement,
Simone

(Avec Olivier STEINER en Guest-Star [quasi-] involontaire, pour Le Refuge)

20140408 C'est ton jardin, Simone ?

"- C'est ton jardin, Simone ?"

- Si on veut... Je n'y jardine pas, y séjourne peu. "

"Sans Légende Est Une Légende" PhotoDuJour 20140407

Femme De l'Ombre De L'Intérieur. 
C'est Plutôt Le Jardin De Mon Prince Des Fleurs, Des Jardins, Des Eaux, Des Forêts & Des Déserts.
Je Le Regarde. Il M'Inspire.

Quoi ? Qui ?

À La Lectrice & Au Lecteur De Décider Ce Qu'Il Désire.
Sourire Aux Lèvres.
Cesser Avant Le Conte. Leste. 

Preste. 

Céder À La Passion De L'Écriture.
Cesser De Badiner.
Retourner Travailler Au Livre Sérieux.

Malgré Le Cri Dans La Nuit Qui Réveilla Le MonPrince : "Les Connasses !" & Autres Propos Incohérents. L'Effet-Livre Se Fait Sentir. La Nuit Ne Fut Pas Agitée. Elle Fut Reposante. Bonne Nuit Réparatrice. Tout Terminer Avant Le Grand Voyage, Visa En Poche.

Dire Sans Dire. Évoquer. Dire Bien Plus, Et Bien Autre Que Ce Que L'On Croit. 

Avenanture De L'Écriture. 

Autographie Romancée Continuée. Ambiguïtés Autonomes. Petites Filles Pas Sages, Elles Font Ce Qu'elles Veulent Et Vont Où Elles Veulent. En Dépit De L'Intention Consciente De L'Auteur, À Son Insu. En Catimini. Et L'Auteur Le Sachant. En jouissant.


(Avec la participation de M&M's en Guest-Star)

20140407 : La Chouette de l'écran

Refonte du livre de philosophie en cours.
Rouvrir les tiroirs, amasser du papier, crouler sous le touffu.
Que nenni. (Dessin de © Wojtek Kowalczyk)
Travailler sur le fichier informatique, l'améliorer.
Lire, relire, penser. 
Se remettre en jambes, avec la tête.
Préparer une résumé dans les jours qui viennent.

La chouette est de retour, toute la nuit, devant son écran.
Jongle avec le logiciel, les idées. Reposée par ce travail consenti.

Ce soir : bonheur calme, plénitude.

Ce n'est pas qu'une question de sommeil.
Quelque chose à vraiment fini par se débloquer.

Repos du juste.

Enseignant-chercheur, quel beau métier ça a été.
Continuer.
Autrement.
Continuer.

Avec
Ou 
Sans
Beckett.


4/06/2014

20140406 : Aucune interaction aujourd'hui. Introspection.

Aucune interaction aujourd'hui. Introspection. Volontaire.

Penser. Réfléchir. Se reposer. Loin du bruit du monde, loin du réseau d'amitiés facebookiennes, soutien des temps de soleil noir.

Articuler sa pensée. Penser la présentation de son "Book Proposal". Penser à faire bonne impression. Y prendre trop de temps. Donnera une mauvaise impression. Trop méticuleuse. Trop soucieuse. Trop anxieuse. Et comme toujours, finir par proposer trop vite, trop mal, parce qu'on  n'en peut plus. Qu'il faut que cela se termine.
Se souvenir de la maxime qu'une amie avait surnommée Maleficient  (la méchante fée Maléfique dans La Belle au Bois Dormant version Disney) : 
- Tu sais ce que c'est qu'une bonne thèse ?
- ...
- C'est une thèse finie.
Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle ne m'a pas aidée à la finir. Pas plus que l'Habilitation à Diriger des Recherches. Sinon with a vengeance, ce qui est une aide non négligeable. 
Se remettre à ressasser en écrivant ceci. Arrêter immédiatement.

Revenir à son propos.
Prendre le temps de se hâter lentement. J'ai prévu un calendrier tenable. Raisonnable. L'ai annoncé. 
Ne pas se gâcher. Je sais que je l'ai déjà dit, mais autant se le répéter. Autant de fois que nécessaire.

Lâcher l'iPad. Monter au bureau.

Travailler.

Au calme et dans le calme.

L'angoisse des jours passés est terminée.
C'est donc bien que je suis déjà in progress, dans l'action.
Que cela se fera. 
Là ou ailleurs.
Cela se fera.

Oui da.

C'est en route. Je suis sur la route.

(Hommage à Henry Bauchau "Sur la Route", journal de l'écriture de son Antigone, cadeau de pensée offert par mon amie Pascale).

À bientôt les amis FB. Je vous souhaite de bien belles découvertes en attendant.
Et je vous fais une bise immatérielle, malgré ma timidité et ma réserve quant aux bises faites à des inconnus.
Mais tout le monde a besoin de bises, pas vrai ?
Même inconnues, même d'inconnus.

Je me suis déconcentrée. Je retourne me "collecter" (anglicisme, faute de mieux : il faut vraiment que j'y aille).

Je me "collecte" et je me "compose".

End of story
Simone & Co aux Ateliers de Mon Prince :
"Détendue"


4/05/2014

20140405 Couvade. Symptômes.

Couvade

Couvade.
Symptômes de couvade.

Plus rien ne rentre.
Presque rien ne sort.
Hébétée. Allongée. Affalée.

Privée d'énergie.
Dépourvue d'envie.
Rien.
Plus rien.

Œdème disparu.
Jambes légères.
Toujours au lit.
Sans ennui.
Attendre que cela passe.
Il en sortira bien quelque chose.

Rien ne sort.
Rien ne peut sortir, ou presque.
Gestes mécaniques. Rituels repris sans grand goût.

Debout. Enfin.

Jeter un coup d'œil rapide sur la couverture bleue. Le dossier maudit. Le dossier qui maudit. Maudit livre en attente de publication.

Couvade de publication.
S'occuper du "Book Proposal", même imparfait, le faire, l'envoyer. 
Ne pas se noyer.
Ne pas se gâcher.

Lire sa conclusion.

Se dire que plus jamais on n'écrira aussi bien.
Trouver la tâche démentielle.
Se mettre à écrire cela.
Avoir une terrible envie de cigarette.

Résister pour la clope.

Pour le bouquin. Non. Ne pas résister à l'appel sourd. 
S'y mettre.

Enfin.
En commençant par la fin.
C'était bien.

Auto-injonction : "Allez !"

Y aller.

En traînant des pieds.

Y aller.


Malgré tout.

4/04/2014

20140404 : Jour blanc

Jour blanc

Jour blanc.
Jour de mal dedans.
Le corps gourd,
Les yeux gonfles,
Jambes de chiffon.

Sans sommeil
Énergie en berne
Même lire
Même la radio
Fatiguent.
Sans faim.
Ne pas se forcer.
Accepter.
Enfin.
Se résigner.
Se reposer.
Rester.
Poser.
Pauser.



Lever en fin de journée
Légère inquiétude.
Rien. Rien de grave.
Le moment de pause
Imposé
Régénérer.
Recharger.
Calme.
Calme tranquille.

Lundi.
Spécialiste. Écho-Doppler.
Attendre encore.
Prendre soin.
Se ménager.
Refuser de s'étourdir en vain.
Apprivoiser un rythme involontaire.
Vents contraires.
Décliner toute sortie.
Garder son énergie
Pour l'essentiel,
Pour le réel,
Donner réalité à ses rêves.
En accepter la difficulté.

Je ne suis qu'un petit homme,
Mais qu'elle est une femme.

Se réjouir.
La pause nécessaire n'est qu'un épiphénomène. Une étape. Une respiration. Dans le jour. Et non la nuit. Moins habituelle. Plus cruelle. Handicap social. Handicap familial. Handicap personnel. Hand in cap. La main dans la casquette, une contrainte de plus à affronter. Se jouer de la contrainte. En faire fi. Chacun la sienne. Connaître la sienne. S'en accommoder. Sans râler, ni geindre, ni se plaindre. Accepter sa fragilité, humilité humaine contrainte. Rester humain. Rester humaine. Être humain. Imparfait. Faire avec. Comme si l'on était sans. S'en jouer. Déjouer. Continuer. Peregrinus. Pèlerin de sa vie. Cheminer. Avancer. À pas lents. À pas grands. À pas assurés. Malgré l'absence d'une quelconque assurance.

Se réjouir du début de la nuit. Heureux. Joyeux. Amoureux.

© Simone Rinzler




4/02/2014

20140402 : Proême théâtralisé

20140402 : Proême théâtralisé

[TITRE]
Dialogue de sourds
Dialogues de muets
(Ou pas. Oupa. Houtspah, Oum-Papa.)

[Genre]
(création poétique avec ou sans Mister Oupa) :

[Dialogue]

SM : "Certains de mes poèmes font moins de 140 signes."
SR : Fais-moi un signe.

SM : 1
SR : Insigne honneur.

SR : Fais-moi un cygne.
SM : Non, mon canard.

SM : "Je fais dans le haïku allongé."
SR : Je fais dans le allongé.

Je fais dans le allongé.
Je fais dans le haïku très, très allongé.
Je fais dans le allongé.
Je fais dans le cul.
Je fais dans le cul, allongée.
Je fais dans le "aïe" allongée.
Je ne fais plus dans le "Qu tu ailles". Allongée.

Plus au courant. Plus en courant.
Plus de courant. Plus de vent.
Plus sur le devant.
Plus en avant.
Plus au jus.
Pas de jus.
Je sèche.
Sèche.
Raide.
À sec.
Sec.
Se.
S
.
S.
Se.
Sec
Secours
Se coucher.
S'allonger, jambes 
gourdes, paupières lourdes.
Sécheresse longitudinale, décubitale.
Sécher le bonheur de rencontrer les amis.
Fatiguée, lasse, lassée, épuisée. Corps en déroute.
Corps lâche m'a lâchée, grosse tache, grosse vache, vaches maigres.
Corps de maigre vache, de grosse vache, de vache qui tache.
Corps lâche me fâche. Corps tache. Corps flapi, avachi.
Flasques frasques, verbe à l'honneur. Allongé.
Le corps te lâche. Pas à la tâche.
Ne tâche de tâcher.
Sans fâcher.
Lâcher. 

Lâcher ce corps. L'esprit éveillé.
Lassée du corps las.
Là.
Ah.

Ah !
L'esprit se réveille.
Pas encore de merveilles.
Un peu tôt pour l'émerveillement.
Démons et Vermeils
Démons des Vermeils.
S'émondent les Vermeilles.

- Vous avez la carte ?
- La carte.
Que me demande-t-elle. La carte. Mais quelle carte. Carte des Démons. Carte des Vermeils ?

- Non. Pas encore.

Encore un peu de temps, Monsieur le bourreau.

- Je vous laisse ma carte. 
Carte des Amis des Monts des Merveils

SM : Fais-moi un signe.
SR : Fais-moi un singe.

[Grimace]

[TROIS PHOTOS : Grimaces - Limaces - Riasses]

Que tu riasses,
Que tu rimasses,
Que tu grimaces,
Que tu te grimasses
Que t'es connasse !

Que nous riions !
Fête aux lampions !
Faites les cons.
Rions un peu,
Grillons un pneu.
Grillons d'un feu
Intérieur.
Rions au pieu.
Rire allongés.
Le pieu, quel pied.

© Simone Rinzler

#PhotoDuJour 20140402
"Allongée, lasse...
Recoller les morceaux
Se remettre au travail"

(#VraiePhotoDuJour
#EnDirectDeMonLitBureau)






4/01/2014

Émue, Remuée, En mue...

20140401 Émue, Remuée, En mue...


Émue,
Remuée,
En mue,
De jeune femme
À vieille dame,
Elle s'en fut,
Traverser son antépénultième frontière,
Sans souci des gabelous, des douaniers, 
Sans mépris des truands, des contrebandiers,
Elle traversa l'horizon,
Tête en friche et cœur léger,
Le cœur à l'ouvrage,
Toujours-déjà,
Là.

© Simone Rinzler 

3/10/2014

Mais que lit donc Aliénor ? Pré-Texte à un Retour sur Essai Théorique

VERSION DE TRAVAIL - NON DÉFINITIVE - SUJETTE À MODIFICATIONS, MISE EN PAGE, CORRECTIONS, ADDENDA, ERRATA, ETC.

Mais que lit donc Aliénor ? Pré-Texte à un Retour sur Essai Théorique

Aliénor d'Aquitaine

"Mais que lis donc Aliénor ?" :
Apprendre à mourir - La Méthode Schopenhauer de Irvin D. Yalom.
Interloquée par la stupidité réductrice de la traduction du titre en français, elle médite, piaffe ; d'impatience, elle envisage de se mettre à la traduction, ou à l'édition, ou à l'écriture. 
Aliénor rêve, partie en son monde intérieur.
The Power of Literature
"La littérature pense". 
Aliénor pense. 
Je pense.
Tu penses.

Le pacte "Author" <=> "Reader" s'articule autour du "Text".
Il ne reste plus qu'à faire entrer "Encyclopaedia" et "Language" dans la danse.
Macabre ? 
Vitale !
La danse de l'autre,
la Danse de l'Autre.
La Danse de Vie en Littérature.
Entrer dans la Danse de l'Autre.
Se Désaltérer À La Danse d'ALTER.

Note sur le modèle ALTER, modèle d'interprétation pragmatique du Texte Littéraire conceptualisé par Jean-Jacques Lecercle (en anglais, pour commencer, pour des raisons techniques compréhensibles. Traduction fournie, pour aider à comprendre, en partie) :

A stands for Author (Auteur)
L stands for Language (Langage)
T stands for Text (Texte)
E stands for Encyclopaedia (or "Shared Knowledge = "Connaissance partagée du monde" or Contexte) (Encyclopédie = Contexte)
R stands for Reader (Récepteur-Lecteur)

Le Texte T (Text) est central. Il y a des interpellations / contre-interpellations multiples entre l'auteur A (Author) et le Récepteur-Lecteur R (Reader) par le biais du texte T (Text). 

Sources théoriques du modèle d'interprétation littéraire ALTER : 
- LECERCLE Jean-Jacques, Interpretation as Pragmatics
- LECERCLE Jean-Jacques in Lecercle & Shusterman, L'Emprise des signes - Débat sur l'expérience littéraire, Seuil et...
- quelques articles et un livre public (quoique impublié) de la rédactrice de cette notule dans le cadre du Projet Singulier et Universel : 

"Ne Pas Ôter L'Échelle Après Y Être Monté"

Mais que lit donc Aliénor ?- Jeu Pré-OuLipo Sur la Page FB "Mais que lit donc Aliénor?"

2/24/2014

Autographie romancée : Épisode 3 : Dernier Hors-Texte

Autographie romancée : Épisode 3 Dernier Hors-Texte  

Jeudi 10 janvier 2013


Plusieurs jours que je n’ai pas écrit.


J’ai vécu.


Ce matin, l’envie d’écrire me reprend. Follement. Une pulsion irrépressible. Comme celle de prendre cette clope que j’ai hésité à allumer. Et que j’ai finalement allumée. Avec mon café. Mais pas avant la première gorgée.


J’écoute la radio. France Info. Se replonger dans le réel. Et une chronique. De Philippe Vandel. Sur « Barrez-vous ». Une incitation à se barrer de France. Pour voir le monde. Et apprendre qu’il n’y a qu’en France qu’on n’aime pas être français. Qu’ailleurs, on apprécie la French touch.


Je suis fille d’immigrés. Fille d’un immigré. Cette incitation à l’Exil me brise. J’ai toujours lutté pour rester. Et me suis toujours barrée. Pour ne pas être jetée.


La peur du rejet me fait fuir.


Elle ne me fait pas fuir hors de moi. De mon projet. Qui n’a jamais été un projet au sens de quelque chose qui s’élabore, se projette, se prépare. Mais qui s’impose. Se pose. Me pause. Me met en pause. En pause de l’attente. L’attente de ce qui ne viendra pas. Si je ne me mets pas à ce projet. Mon projet d’écriture. Qui n’est pas projeté ? Qui s’est imposé.



La traduction de Kelman n’a pas pu se faire. Je suis dés-œuvrée. Je ne traduirai pas son œuvre.


Écrire, réécrire, mon livre universitaire, je ne peux m’y astreindre. Car ce serait une astreinte. Une douleur. Il faudra un jour déchirer cette douleur. Cesser de glander. De m’éparpiller.


De vivre ? Ah ! Non !


Pas cesser de vivre. De faire ce que j’aime. Ce qui m’est vital.

C’est par l’écriture de ce trop-plein, par ce vidage, cette vidange du trop-plein, que je parviendrai à vider ce vide. Me vider de mon vide d’écrivain qui ne veut pas écrire. Se refuse à être.


J’écris.


En emploi absolu.


End of ranting. End of vidange. Vocifération off. Over. Ça va mieux. J’ai expectoré. Je peux respirer. Je respire. Je vais mieux. Je vais pouvoir me mettre à la correction de mes copies. Il faut bien que ces choses se fassent.


Tiens.


Mon café a refroidi. Je suis bien réveillée. 


Éveillée.

(C) Simone Rinzler "Dancing My Fear Away"

Tu écris un roman, Simone ?

Une amie me demande : "Tu écris un roman, Simone ?"


J'ai commencé à écrire en janvier 2003. Je poste ces anciens écrits sur mon tout nouveau blog commencé la semaine dernière. Et j'ai commencé à travailler sur mon gros projet de roman vers la rentrée de septembre-octobre 2013. 

J'y travaille lentement mais assidûment, comme je l'ai fait pour ma monographie sur les manifestes que je n'ai pas réussi à publier encore pour l'instant car elle est trop longue et que je me suis écroulée d'épuisement et de désespoir en mai dernier. Mais je reprends du poil de la bête, et les choses se mettent en place très vite. Le rythme de la belle vie est en train de reprendre. Je ne suis pas mécontente de ce qui m'arrive. Je ne croyais pas que je me remettrais finalement si vite de mes déconvenues universitaires. 

Tout ceci est à suivre sur ce qui a été, sans que je le sache encore, mon journal de fin des années d'errance dans les griffes de la linguistique linguisticienne. Je suis enfin revenue à la maison, et à mes vraies amours : la littérature, la lecture, l'écriture, en français, ma vraie langue maternelle, le tout incroyablement enrichi par mon passage pas la case linguistique, stylistique, philosophie du langage et par une connaissance et une analyse approfondie de la langue anglais, du monde anglo-saxon et de la parole manifestaire.


Voilà qu'à nouveau, tout me semble redevenu possible !


Tu peux suivre mes aventures de l'année passée et les balbutiements actuels sur mon blog :
alatelierdelespereluette.blogspot.fr 
(j'espère que l'adresse est la bonne. Le plus simple est de passer par ma page FB L'Atelier de L'Espere-Luette pour laquelle je n'arrive pas à l'instant à faire le lien...)


Mais ce n'est plus la technique qui m'arrêtera, ni rien d'autre.

Le style du roman, pour ce qui est déjà commencé et envisagé est déjà très différent de ce qui est sur le blog, du moins dans l'intention. 

Mais l'auteur ne connaît jamais vraiment son style lui-même. J'ai assez travaillé là-dessus pour ne pas me faire d'illusions inutiles sur le sujet.

2/22/2014

Hors-Texte : De la force

La seule vraie force, c'est de se savoir fragile, vulnérable.

Cf. Les livres de Guillaume le Blanc, les films d'Estelle Beauvais, mes propres expériences.


(C) Simone Rinzler "Que faire de sa Vulnérabilité ?"

Autographie romancée : Épisode 2 Toujours un peu Hors-Texte

Épisode 2

À l’usine de retraitement

(aux alentours du 05 ou 06/01/2013...)


Quand je suis arrivée à l’usine de retraitement, je ne voulais pas y aller. Mais, ancien bon petit soldat toujours docile – que je n’étais plus, c’est pour cela que l’on m’avait conseillé d’aller à l’usine de retraitement – j’y suis allée, vaillamment, même un peu crâne, un peu supérieure, du genre : « Moi, je sais très bien que je n’en ai pas besoin ».
Je savais pourtant – depuis longtemps – que j’en avais besoin. Mais je refusais. De toutes mes forces. Et maintenant, j’étais épuisée. Plus de réserves de résistance. Il me fallait y aller.
Quant à savoir ce qui s’est passé quand je suis arrivée à l’usine de retraitement, là, mes petits lapins, il faudra attendre. Longtemps. Longtemps. Que je me décide enfin à être écrivain. Car écrire, ça pour écrire, j’écris déjà. Depuis longtemps. Très longtemps. J’écris « en emploi absolu ». Cela signifie que mon métier – choisi – consiste à écrire. Mais pas à être écrivain. Car je suis enseignant-chercheur.
Donc, pour écrire, ça oui, j’écris. Et je n’ai plus très envie d’écrire. D’écrire « en emploi absolu », I mean d’écrire tout court.
Ou du moins, je n’ai plus envie d’écrire ça. D’écrire cela. D’écrire comme j’ai déjà écrit. Je sens que le moment est venu de passer à un autre Écrire. Celui dont je rêve depuis l’enfance.

Non, cela est faux. Ce n’est pas depuis l’enfance que j’en rêve. J’en ai rêvé étant enfant. Très fort. Puis par la suite, le réel a pris le pas sur le rêve, et l’envie est tombée, d’elle-même. Je n’avais plus cette envie, cet idéal : j’étais dans la vie.
Quand tu es heureux, tu n’as pas besoin, tu n’as pas envie d’écrire ta vie. Tu la vis.
Alors, au gré des crises existentielles (mais le nom clinique commun de la crise existentielle, ça s’appelle la dépression, voyons), l’envie est parfois revenue. Je me suis vue écrivant, écrivante, comme dit Barthes, écrivaine, écrivain.


Au masculin.




Car je vois bien que je n’ai toujours pas bien avalé d’être une femme.

Je me suis toujours vue en homme. Je n’ai jamais totalement accepté le scandale d’être née femme.

Et pourtant, féminine, je le suis. De bout en bout. Je suinte la féminité. Et la sensualité. Sauf qu’en ce moment, la sensualité est en panne. C’est plutôt la sang, sue, alitée, – me voilà lacanienne, maintenant ! – je voulais écrire la sançue alitée. Le lapsus me va très bien. D’autant que là, je n’étais pas très sûre de l’orthographe. Sansue ? Sançue ? Si je vais chercher, je me perdrai encore dans le dictionnaire et ne finirai pas ce que j’ai commencé. Or je veux avancer, sans dévier. Car je veux sortir de ce marasme, de cette boue, de cette gadoue, de ce gâchis de ma vie et de celle de mon compagnon, mon ami, mon amant, mon amour. Mon bienaimé, mon Bienaimé, mon chez moi, my home, quoi !

L’homme avec qui, chez qui, dans qui je suis bien.


Oui, j’ai bien écrit « dans ». Je me sens bien dans lui ; j’avais mis une majuscule que je viens de corriger. Je vois bien que je parle de lui comme un Dieu. Alors oui. Dans Lui. Pas seulement dans ses bras. Dans ses pas. Dans son ombre, oui, peut-être un peu, mais surtout dans sa lumière. Dans la lumière qu’il éclaire pour moi. L’homme qui me fait luire, reluire. Et qui me reluit. Pas un homme qui me vénère (même si des fois, il me véner’), un homme qui vit. Avec moi. Dans moi. Heureux de faire l’amour avec moi. Heureux que nous soyons cette sorte de « Toi et Moi » sous le même toit. Je pense à ces « Toi et Moi » des années 50-60, je crois.

[Des tasses pour couple, un peu gnan-gnan. Avec « Toi » et « Moi » inscrit en or sur la porcelaine bleu nuit. Ça s’appelait un « Toi et Moi » et me fait penser au pendentif en or« Rosemonde Gérard » que portait ma mère, cadeau de mon père « Plus qu’hier et bien moins que demain » avec juste « + qu’hier » et « - que demain ». La vraie citation devait en être « Car, vois-tu, je t’aime (encor’ ?),/ Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain ». Et je sentais que quelque chose clochait de ce côté-là. Tout cela me paraissait faux, artificiel, un amour de façade que je sentais mal. Auquel je voulais croire et auquel, sans vraiment le savoir, je ne croyais pas, pas plus que je n’arrivais à croire au bon dieu. Je n’ai jamais cru qu’au Père Noël, et ce fut ma première grande déception, ma première trahison, ma première humiliation. Je hais l’humiliation. Même bien intentionnée, même affectueuse. Elle vous salit d’une tache indélébile et vous forge le caractère pour toute une vie. Il faut refuser l’humiliation. Et ne pas prendre les enfants pour des imbéciles. Ils le sentent, ils sentent que vous voulez les garder en votre pouvoir, que vous refusez de les voir s’en aller, de les laisser s’envoler. Ce sont les enfants-doudous des mères chagrines, consolation du chagrin que votre présence leur fait. Mais vous n’y êtes pour rien. Et vous avez de la tendresse pour ces mères à enfants-doudous. Car vous les portez en vous.]



Mais il n’est plus heureux avec moi. Car je ne luis plus. Je ne lui plus plus ces derniers mois. Je suis en panne. En pause. En retrait. En retraite. Retraite affective. Retraite vitale. Retrait de la vie. En attente. Attente d’un Poste qui ne me fait pas envie. Ou dont je (me) fais semblant de me faire croire qu’il ne me plaît pas, version Le Renard et les raisins. Il est trop vert et bon pour des goujats.

Ah ! Les goujats ! Me voilà au cœur de ce qui m’obsède, obsessionnellement, continûment, AutreChoseQuiRimeEnAN, QuiRimeEn—ment, peu à peu. Et qui me tue à petit feu jour après jour. Peu à peu. Un peu plus chaque jour. Plus qu’hier et bien moins que demain. Tant que je n’abandonne pas.

Compte tes profits et tes pertes, ma fille !, comme au Casino. Ne fais pas ta Perette et ton poteau laid qui se casse. Et casse-toi. Casse-toi avant que ça ne te casse. Avant que ça ne te brise. Avant le grand dégât.  
Le Grand Dégât. La poursuite d’une chimère. L’amour-haine d’une mère de substitution, mauvaise, qui jamais, jamais ne t’aimera. Et dont l’obsession te fait perdre peu à peu l’amour de ton Bienaimé. [J’ai décidé de ne pas le nommer].

.......


Ma famille pense que je relève de l’internement.
Je ne le pense pas. Ou du moins, pas en ces termes.
Ma famille, c’est-à-dire mes deux filles et mon mari. Mon fils restera le Grand Absent de ce récit.
Nous étions ensemble en vacances, j’étais grippée ou avec la bronchite de un ou plusieurs jours, avec courbatures et forte fièvre. J’avais passé toute la journée à dormir. Le soir, nous sommes allés dîner.
J’étais allée à la clinique de l’hôtel chercher du Paracétamol et étais revenue avec du sirop.
Le temps que j’aille me servir au buffet, quand je suis revenue, ils se sont moqués de moi.

…….


J’entends mal. J’entends souvent mal et je fais souvent répéter. Depuis un temps fou, chaque fois que je demande de répéter, ma famille soit m’ignore, soit m’engueule, soit se moque de moi.

Cette fois-ci, ils ont commencé à rigoler ; à rire de moi.

J’ai probablement demandé de répéter, comme d’habitude. Je n’ai pas compris ce qu’il y avait de drôle.

Le Paracétamol que j’avais acheté à la clinique était un sirop pour enfants et correspondait à deux comprimés et demi, soit presque rien pour prévoir la sortie du jour entier le lendemain, une excursion dans un site merveilleux.

Mais je n’ai pas entendu, pas compris. Et j’ai cru, en les voyant rire, qu’ils se moquaient de moi, pas de la situation. Qui, elle, était effectivement comique.
J’ai sans arrêt cette impression que l’on se moque de moi.
Ils étaient persuadés que j’avais entendu/compris. Et n’ont pas compris, comme d’habitude, mon mouvement d’humeur.

La discussion a continué. Je ne me souviens pas de son déroulement exact.

.......


X, n, π, oui, Pi (plutôt que x, l’inconnu, n, le lambda, appelons-le π). Pi m’a dit quelque chose comme : « Tu n’as rien remarqué ? ».

J’ai répondu quelque chose comme « Si ».

Ou à ce moment-là, je ne sais plus si j’ai répondu quelque chose et si oui, quoi exactement...

Pi m’a dit :

[…]



C’est sans intérêt, ce que Pi (π) m’a dit. Ni ce que j’ai répondu. Ni ce qui s’est passé ce soir-là, avec Lui et mes filles. Ni tout le reste.

Je n’ai jamais supporté la moquerie. C’est comme si je n’avais pas le sens de l’humour.
Toute moquerie à mon égard me blesse.

Sauf quand je la sens bienveillante.

Or là, je ne sentais aucune bienveillance. Tout juste un bloc de trois. Contre moi.

…….

C’est fou comme l’écriture à la main change la façon d’écrire. Je m’y sens plus libre. La correction n’efface pas le premier geste.
Voilà des années que j’essaie d’écrire [non pas au sens absolu : écrire sans préciser quoi, mais écrire au sens d’être écrivain, d’écrire des livres, de faire œuvre au sens littéraire.], que j’écris – au sens absolu, toujours. Que je suis écrivante, au sens de Barthes. 

Mais que je n’écris plus.
J’aime écrire. Cela me vide. Me vide de mon vide qui est, en fait, un trop plein.
Un trop plein qui ne demande qu’à déborder.
Qui déborde.
Me déborde.
M’étouffe.
Quand je ne vais pas bien, écrire m’est vital. Ma vie en dépend.

Laisser déborder ce qui déborde.
S’autoriser. S’autoriser à fâcher. Ceux que l’on aime. Ce qui m’a toujours retenue d’être ce que je suis : Écrivain.



Je suis écrivain.

.......


Peut-être est-ce cela qui m’empêche de postuler à ce poste de Professeur.
Je ne me suis jamais rêvée Professeur des Universités.
Écrivain, oui.
Il me semble que si j’acceptais enfin d’être ce que je suis, à savoir écrivain, je redeviendrai ce que je suis. Moi. Mon vrai moi.
Et que, ne me privant plus de ce que je veux, je pourrais alors devenir ce que je suis au tréfonds de moi – et que j’ai déjà accepté et me suis déjà autorisée à être : une intellectuelle. Intellectuelle et écrivain.

L'un n'est pas exclusif de l'autre.

Ajouter une légende
[Blogger m'agace toujours autant, à ne pas respecter mes sauts de ligne... Toujours pas très douée, mais tant pis, je n'attends plus !

D'autant que j'ai un vrai roman sur le gaz. Projet de très longue haleine, qui s'affine de plus en plus, mais me prendra probablement beaucoup de temps. Je ne publie que mes gammes de l'an passé et quelques bricoles du présent en ce moment. Histoire de m'habituer à publier en mon nom. Vieille histoire...]