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10/07/2015

#23CR Carnets de retraite : Rien à dire, rien à écrire. Écrire quand même. Même peu.

#23CR Carnets de retraite : Rien à dire, rien à écrire. Écrire quand même. Même peu.

Rien à dire, rien à écrire. Écrire quand même. Même peu.

Dans l'entre-deux de la découverte de deux livres de Charles Juliet, Lambeaux, émouvant, profond, bouleversant et "L'Annee de l'éveil" que j'ai moins aimé, qui m'a parfois lassée, sur lequel j'ai parfois calé.

Rencontre avec l'auteur lors d'une dédicace en librairie à la fin de la semaine dernière.

Une sympathie immédiate pour l'homme, pour son écriture.

Un homme lumineux, simple, magnifique, bien moins austère que la lecture de "Lambeaux" ne pourrait le faire croire.

Un sombre hymne à la vie de l'homme-oxymore qui a appris à s'aimer, par l'écriture de soi.

J'ai aimé sa simplicité, sa chaleur, et notre brève complicité. J'ai aimé quand il m'a serré la main.

Je ne parviens pas à lire d'une traite un troisième tome : "L'Inattendu", que je trouve plus décousu.

Je comprends en lisant ces trois livres pourquoi et comment on écrit toujours le même livre. Je comprends que j'aurais toujours écrit la même chose, que je ne peux me rêver autre que je suis.

Je poursuis mon chemin d'écriture.

Une vieille amie m'a contactée par mail aujourd'hui, s'étonnant de ne plus avoir de nouvelles depuis des mois. Je pensais souvent à elle. Je lui ai donné de mes nouvelles, par écrit. C'était l'heure où elle devait encore travailler. C'est comme si j'avais vidé tout mon carnet de retraite du jour. J'ai hâte de la revoir. Les deux amies de lundi et de mardi m'ont fait faux bond. Je me faisais une joie de les revoir. Partie remise. 

Ma benjamine s'en amuse. Elle constate que ce ne sont plus seulement les jeunes qui remettent les rendez-vous et changent de programme à la dernière minute.

Il me semble que ce n'est pas une question de jeunes ou de vieux. Les vies que nous menons épuisent les corps. Nous en faisons trop. 

Je ne cesse de me féliciter d'avoir pris ma retraite plus tôt que je ne l'avais jamais souhaité. Pour fêter cela, je me suis fait belle pour aller me promener sans but dans la ville voisine. J'envisageais de lire à une terrasse avant d'aller faire quelques achats lourds au supermarché. J'ai séché le réapprovisionnement des denrées non périssables. 

Sans gravité. Avec légèreté. On pourrait encore presque tenir un siège à la maison. Nous ne manquons jamais de rien. C'est un état d'esprit. Même quand nous avions peu, nous ne manquions jamais. Nous sommes des prévoyants, des fourmis travailleuses. Et même si j'ai été fort aise de chanter pendant plus de vingt ans, je n'ai jamais oublié la leçon du père La Fontaine. 

S'arranger pour ne jamais manquer de rien, ce n'est pas avoir besoin de beaucoup. C'est aussi prendre plaisir à ce que l'on a au moment où on l'a.

J'ai joué avec mes petites-filles ce midi et ce soir, avec celui que parfois j'appelle Mon Prince, etc. Nous avons plaisanté, regardé un film qui l'a vite ennuyé. Je lui ai demandé de ne pas me gâcher mon plaisir. Il a vaqué à je ne sais quoi. Je l'ai rejoint au lit.

Pas grand-chose à ajouter. Je ne veux tout raconter. Le silence de l'écriture suffit à la compréhension. 

Ma question reste : Que lire ? Que lire ?

Après "Lambeaux" et l'impact de la découverte de Charles Juliet sur ces presque deux semaines, je ressens comme le besoin de laisser un sas sans lecture. À moins que je ne me laisse emporter par le fort prometteur "Archives du vent" de Pierre Cendors commencé tout à l'heure. 

Mais je ne me sens pas encore prête au choc de cette lecture. Je crois que j'ai besoin de légèreté ou de lecture philosophique.

Je me souviens de ma promenade sans but en cette fin d'après-midi. C'est un effort en banlieue pavillonnaire. Un effort qui ne coûte ni en centre ville, ni à la campagne. Pour sortir se promener à partir d'un quartier pavillonnaire, il faut une énergie phénoménale. Mais il faut bien refaire les premiers pas. 

C'était plus amusant en vélo l'autre jour. On va plus loin plus vite. De chez nous, il faut soit longer les pavillons pendant de longues minutes, soit prendre sa voiture ou son vélo pour s'en dégager. J'ai toujours eu horreur des zones pavillonnaires. Mais aucune plainte tant que l'on n'a pas envie de sortir. On y est bien, au calme. C'est une zone d'entre-deux : ni la ville, ni la campagne, une peu des deux, mais vu de l'extérieur, tellement ennuyeux.

Une fois arrivée dans le centre ville de la banlieue limitrophe, l'envie de m'attabler à une terrasse de café m'a quittée. Que la banlieue chic est triste. Alors j'ai marché, découvert des rues inconnues, une nouvelle librairie. Mon projet de commencer "Le Roman de Bolaño" s'est effacé. Je me garde le temps de lire ces deux livres projetés pour un moment où j'aurais décidé de prendre mon temps.

Pour l'instant, toujours l'entre-deux, entre nuit et matin.

Peut-être dormir serait bien.

Qui sait ?

...

À la réflexion, j'aime bien cet entre-deux. 
Je m'y suis souvent sentie à l'aise. 

Entre deux mondes, entre deux chaises, entre deux livres, entre deux émotions, entre deux lieux, entre deux temps, sans jamais choisir l'un plutôt que l'autre. 

J'ai tellement aimé ce Conte de La Femme de Bath, je crois, dans les Contes de Canterbury : faire "le choix de ne pas faire de choix" m'a souvent semblé être le meilleur choix. Le refus de la binarité, le refus du choix imposé, le refus de la limitation. Ne pas choisir, ce n'est pas laisser le hasard choisir. C'est se donner les moyens d'avoir une vie riche, d'expérimenter, de tâtonner, de tester et de continuer à découvrir sans se forcer à l'étriqué.

La légèreté des jours passés m'a quitté dans l'écriture. Elle a fait place à la plénitude. 

Je prends conscience en écrivant tout cela que la paix de l'écriture semble parfois triste au lecteur. C'est l'expérience que j'ai faite de la lecture de "Lambeaux" puis de la rencontre avec Charles Juliet. Il existe une illusion de l'écriture et de la lecture qui transforme l'écriture de la plénitude en lecture d'un texte qui semble triste. Le texte n'est pas gai. Je me sens pleine. La plénitude ne fait guère de raffut. Elle se tait. Je fais de même.

Je viens d'esquisser un sourire de contentement en me relisant. 

Je demeure là, le léger sourire béat resté accroché un instant.

Intérêt de l'écriture sans inspiration.

© Simone Rinzler | 6 octobre 2015 - Tous droits réservés

Écriture toujours À L'Atelier de L'Espère-Luette




Charles Juliet - 2 octobre 2015 - © ? (page FB de Librairie Dédicaces) 

6/11/2014

Une lecture : « Une enfance de rêve » de Catherine Millet

Troublée par la lecture de "Une enfance de rêve" de Catherine Millet en collision/collusion temporelle et existentielle avec le retour en Champagne dans la maison de campagne de l'enfance il y a une semaine, je me sens engluée, happée, interpelée à vif. 
Une solution de (fausse) facilité aurait été d'abandonner définitivement cette lecture. L'effet salutaire aurait été rapide et bref. Le choix de ne pas abandonner cet exceptionnel récit, si douloureux soit-il, est une des innombrables tentatives (réussies) de dompter et mater ses peurs en les affrontant, en les regardant dans le fond de leur noirceur intrinsèque. Ces tentatives de se coller et se colleter au souvenir du réel pour s'en débarrasser, se vider de ces fantômes vides qui parfois m'habitent ; et mon couteau de me charcuter la madeleine des Mamies de La Marne.
Les fantômes sont éveillés. Je ne saurais dormir sans les avoir apaisés.
Lectrice beckettienne, je ne peux continuer, je le dois, je ne peux le faire, je me dois de le faire ; et le faire a dissous l'angoisse par l'écriture de la lecture.
© Simone Rinzler | 11 juin 2014

(Lecture terminée)


La Morne Marne Me Fait Marner
© Simone Rinzler
11 juin 2014

5/13/2014

Anamnèse #1 : American Gothic de Xavier Mauméjean

Le genre d'imaginaire dont j'ai envie en ce moment. "American Gothic" de Xavier Mauméjean

Simple, sans chichis, complexe et inventif, pour se détendre, prendre la vie du bon côté et ne pas bouder mes petits et grands plaisirs.

Merci à Virginie Neufville de La Cause Littéraire pour la découverte de ce livre, apparemment plus complexe que ce que je viens d'en dire.

Il demande la coopération du lecteur ? Et comment que je suis partante !

Il y est question de Mother Goose et de "American Gothic" : mes petites fascinations d'angliciste...

4/10/2014

"Le Bleu des abeilles" de Laura Alcoba / "Faber" de Tristan Garcia

Laura Alcoba a récemment présenté son livre Le Bleu des abeilles dans une prison pour femmes à Rennes (voir lien au bas de ce billet).

J'ai lu ce livre à la rentrée. Un beau livre, doux, le point de vue d'une enfant exilée au Blanc-Mesnil et, je l'avais déjà oublié, la relation épistolaire qu'elle entretient avec son père, prisonnier politique en Argentine.

Comme souvent, je ne garde pas la mémoire du récit, mais sa tonalité reste dans ma mémoire. J'ai beaucoup aimé cette écriture. Il me reste une impression de simplicité, de douceur, de réel enfantin et mûr à la fois. A ce moment, cette lecture faisait écho à celle de Faber de Tristan Garcia que je venais de terminer, un livre qui m'a beaucoup marquée, comme me marquent souvent les romans écrits par des philosophes (je pense notamment à l'instant aux livres de Jérôme Ferrari que l'ai lus à la même période, Le Sermon sur la chute de Rome encore exclu pour le moment) et par des psychanalystes (Henry Bauchau, J.B. Pontalis).

Ce qui m'est resté du roman Le Bleu des abeilles, ce sont les relations qui se sont nouées, ici, en exil, avec les enfants ; cette façon de raconter l'enfance sans mièvrerie, avec acuité. L'enfance d'une petite fille grandie par sa situation d'exilée dans un pays inconnu, dans une banlieue un peu triste, à apprivoiser. Cette légère mélancolie sans tristesse est entrée en résonance avec la lecture de Faber que je venais de faire récemment et qui m'avait impressionnée (même si, pour une raison qui m'est inconnue, j'ai moins aimé le dernier quart du livre, sans que cela n'enlève rien au fait que cela a été une des première lectures marquantes de la rentrée - pas tant la "rentrée littéraire" que ma première rentrée sans école avec l'impératif de rester au lit, de me reposer, sans travailler, donc sans lire ni écrire en anglais. Comme les personnages de ces deux romans, je découvrais, moi aussi, en même temps, un nouveau monde qui m'était inconnu. je me plongeais dans la découverte de la littérature francophone contemporaine dont j'avais été trop privée pendant ces dernières années de travail intense sur le monde anglophone, sa langue, ou plutôt ses langues, et le langage).

Le point commun de ces deux livres a trait à l'enfance, à l'adolescence, à l'âge où l'on découvre le monde extérieur, où le passage entre vie dans la famille et vie à l'école ou au lycée se fait vers l'extérieur, dans un va-et-vient constant, avec un tropisme vers l'extérieur.

Ce que je vivais au temps de la lecture était l'inverse de ce que racontaient ces deux romans. Il y avait pour moi, dans cette temporalité-là, un mouvement, non pas vers l'extérieur, mais vers l'intérieur, plus introspectif qu'expérientiel. (Je me relis et je corrige. Ce que j'ai écrit est erroné et nécessite une précision. Pour que cela soit valable, il faudrait envisager "expérientiel" ici au sens de "expérience découverte du monde", comme si l’introspection n'était pas expérientielle.Or l'introspection est expérience de soi, de soi au monde, hors du bruit du monde, mais pas sans le monde que l'on continue à porter en soi, avec soi).

Dans les deux cas, celui de ces deux romans et le mien au moment de lecture, un nouveau monde est à explorer. Ce qui entraîne des étonnements, des engouements, des questionnements.

Plus que de bons romans et de mauvais romans, j'ai tendance à penser qu'il y a des romans qui arrivent au bon moment, ou plutôt au moment adéquat, pas nécessairement bon, pour imprimer une marque chez le lecteur ou la lectrice.

Je ne crois pas qu'à un autre moment de ma vie, j'aurais autant apprécié ces livres. Ce n'est qu'une supposition, une croyance plutôt qu'autre chose, une opinion, pas un  concept philosophique. Rien ne pourra jamais me prouver que j'ai tort ou raison. La question qui se pose ici n'est pas une question de vérité, ce n'est pas de savoir si c'est vrai ou faux. J'ai simplement le sentiment que cette impression est juste.

Peut-être parce que je la ressens, et ne peux nier ce que je ressens. Ce qui est une autre manière de pratiquer la philosophie, non pas ici en deleuzienne (puisque je ne crée pas de concept, ce qui est le moyen de pratiquer la philosophie selon Gilles Deleuze), mais en s'interrogeant sur son expérience, ce qui est probablement aussi vieux que la philosophie (mais là s'arrêtent mes limites philosophiques à cette heure tardive. Je ne retrouve pas le nom du philosophe français extrêmement connu qui s'interroge sur son expérience, ma mémoire défaille et je veux terminer ce billet relativement rapidement pour retrouver, précisément, mes écrits philosophiques dans lesquels tout est précieusement consigné, analysé, décortiqué. Je suis encore convalescente et plaide en faveur de votre bienveillance...)

Le thème des deux romans est pourtant très différent. Du moins en apparence. Pour Laura Alcoba, c'est une enfant qui décrit sa façon de voir le monde. Dans la seconde partie du roman (attention, spoiler !) les personnages chez Tristan Garcia sont plus âgés : deux jeunes adolescents, une fille, un garçon sont amis ; leur rencontre avec Faber, camarade de lycée étonnant, détonnant, dans la petite ville ennuyeuse où ils étudient et vivent une vie ordinaire modifie leur rapport au monde. L'attraction que Faber exerce sur eux, jeune homme ou jeune garçon hors normes est fascinante pour le lecteur autant que pour les deux très jeunes gens.

Je m'arrête là, ne voulant pas davantage gâcher votre plaisir de la découverte de ces deux romans qui me sont chers.

PS : Laura Alcoba était ma collègue à l'université de Nanterre lorsque j'y travaillais encore, mais je ne me souviens pas que nous nous soyons rencontrées : n'enseignant pas la même langue, nous étions dans deux "départements" différents. J'avais entendu parler de son livre Manèges par un collègue et amie commune qui me l'avait très chaleureusement recommandé. Je ne l'ai toujours pas lu. Les critiques que j'ai lues me laissent à penser que je l'apprécierait également.


Pour lire l'article de journal concernant la rencontre de Laura Alcoba avec les détenues de la prison de Rennes, c'est ici :

http://www.breizhfemmes.fr/index.php/8-a-la-une/95-rencontre

Une des photos de l'article du site BREIZH FEMMES
Actualité du féminisme et de l'égalité à Rennes et en Bretagne
(En cas de problème de copyright,
merci de me demander d'ôter la photo. Je le ferai dès que possible)

4/08/2014

Recension, critique d'un livre.

"J'attends avec impatience votre commentaire, Simone. Forcément."

Elle* ne viendra pas : je ne sais pas faire de recension.
[drame de ma vie d'universitaire pas morne. J'expliquerai plus en détail, un jour, si on se rencontre enfin, si on y pense, ou je l'écrirai quelque part. Mais je n'ai pas encore déjeuné. J'ai beaucoup avancé le blog ce matin. Plus que ma liste de choses à faire dans les jours qui viennent. Largement plus que mon travail sur le livre sérieux remis au travail cette semaine. Se disperser est un mode d'écrire comme un autre. C'est dans ce chaos de ma pensée que je m'y retrouve le mieux. Penser à Ovide. Métamorphoses. A la devise d'une loge maçonnique écossaise : ab chaos, ordo. 
RECTIFICATIF  : Franck Balandier me signale que je me suis trompée.  J'ai inversé la devise, étourdie que je suis. 
La véritable devise est, bien sûr, "ORDO AB CHAOS"].

La passion de la lecture, c'est avant, c'est pendant.
Après, le désir est mort.
C'est comme essayer de reproduire un orgasme. On a beau essayer. Plus on essaie, moins on y arrive.

J'ai fait une seule recension dans ma vie d'universitaire. J'ai trouvé cela atroce à écrire. Cela m'a pris plus d'un an, fait détester le livre (génial), la copine qui l'avait écrit, la personne qui m'avait recommandée pour la recension (que j'aime et que j'adore d'un amour de disciple émancipée), la personne qui me l'avait demandée.

Cela m'est trop dur de porter la responsabilité de porter la parole d'un auteur de talent (et un autre, autant ne pas le faire).

Vie entière à ne pas se sentir légitime.
Restée une enfant illégitime malgré les apparences et la régularisation par le mariage.
Découverte de la semaine dernière, la fameuse semaine apparemment pourrie où tout s'est à nouveau finalement débloqué avec effet retard d'une semaine (c'est peu, sur une existence).

[*Note : j'avais lu "commentaire", mais pensé "critique" ou "recension", au féminin. déjà plus dans le présent mais dans l'à-venir de l'écriture de ce commentaire qui finalement n'en est pas un. J'ai fait un peu attendre l'auteur. Il me pardonnera. Et s'il ne le fait pas, eh bien, mais tant pis pour lui.
Mais je sens, je sais qu'il me pardonnera.
Pas parce que c'est un vieux copain qui ne se souvient pas de moi, mais parce qu'il est écrivain et sait tout de ce qu'est écrire.]

"Hors d'âge, Mûrie en fûts d'amour" 201404 Photo du Jour
Avec la participation [quasi-] involontaire de Franck Balandier, qui apparemment, aime bien se laisser faire. Se laisser faire connaître, I mean. [de crayon] : outre une vague connaissance oubliée pour l'un, vaguement remémorée pour l'autre, nous partageons, depuis toujours, semble-t-il, l'"écrire triste" et le rire de la vie.)



3/05/2014

Lectures : L'Affaire est dans le sac

Lectures : L'Affaire est dans le sac !

Un petit tour à Saint-Ouen, à la librairie "Folies d'encre", et hop !...

...L'Affaire est dans le sac !, 
et les trois nouveaux livres passeront bientôt du sac de transport à :
  • la PAL ou Pile A Lire (mais laquelle ?, car il y en a plusieurs...)
  • la RAL ou Rangée A lire (Il n'y en a qu'une, hors bibliothèque et hors bureau, bien sûr...),
  • le SAL ou Sac A Lire (mais, là encore, lequel, car il y en a aussi plusieurs).

    Suspense, suspense...

    Deux lectures très attendues :
    • Virginie LOU-NONY et son essai Ce qui ne peut se dire - L'Atelier d'écriture à l'épreuve du silence (Actes Sud) 
    • Antoine WAUTERS Nos Mères (Verdier), 
    extraites de ma liste de LAC (Livres-z'à Acheter ChezUnDeMesLibrairesAdorés), trouvées sur place et une surprise, qui m'attendait là, la revue "FEUILLETON Numéro 10" d'Adrien BOSC avec un extrait en français du roman de Ben Marcus The Flame Alphabet / L'Alphabet de flammes...
    Les beaux hasards de la journée...
    ...et les belles lectures du retour de la rentrée.

    Les vacances sont belles, et bien, et bonnes, 
    et bel et bien finies... Au boulot, Simone !

    NB : Je milite pour les points de suspension d'avant...
    ...tout le monde comprend très bien à quoi ça sert. Ça sert, c'est tout. Si on comprend, c'est bien que ça sert.

    NB +1 : Je milite aussi pour d'autres choses : je suis très pointilleuse sur la ponctuation : un point c'est tout. 

    Ordoncques : je milite AUSSI pour l'enchâssement des deux points, préliminaires explicatifs (ou préparation à une énumération) en langue française. A ne pas confondre avec les deux points en anglais, mais ça, c'est une très longue histoire, ces questions de ponctuation du discours.

    Et oui : Je sais bien qu'on ne doit pas mettre de Majuscules juste après les deux points, sauf que, moi, (oui, moi - c'est-à-dire La Tenancière de L'Espère-Luette [Mâme Simone, en quelque sorte]), je préfère quand il y en a. Question d'esthétique et d'éthique de la mise en discours. On voit bien que ça commence vraiment là où apparaît la majuscule.

    Pour les autres militances, on verra ça un autre soir, si vous le voulez bien. 
    ...Et même si vous ne le voulez pas non plus, d'ailleurs...
    et bon... j'ai AUSSI acheté - ou plutôt racheté - un manuel de couture.

    Pour m'y remettre après plus de trente ans d'arrêt.

    ...Et pourquoi pas ?...

    Ne suis-je pas La Fille du Vaillant Petit Tailleur ?

3/01/2014

Je n'ai plus rien à lire... Essaie donc "Concerto pour La Mineure" de Christine Spadaccini chez E-Fractions/Snow Moon

I Have Nothing To Read...

...Again?

Lisez-donc "Concerto pour La Mineure" de Christine Christine Spadaccini, éditée chez Snow Moon sur papier et en e-book chez E-Fractions Éditions (par Franck-Olivier Laferrère), l'éditeur à suivre...


Et si ça, ça vous troue pas l'col eud' l'utérus, on pourra p'us rien faire pour vous...


Lu dans l'avion il y a quelques jours.

Littéralement scotchée dans les airs.


Lecture Absolument Incontournable !

Un livre extrêmement fort.


Aussi fort que court.


À Lire !


Vite !


Go!