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7/23/2014

"Urbs" de Raphaël Meltz aux Éditions Le Tripode

Ah ! Oui ! Tiens... #Littérature !

Tu as raison, Frédéric Martin. 

On n'oublie surtout pas "Urbs" de Raphaël Meltz aux Éditions Le Tripode.

Une de mes lectures bienaimées de la rentrée passée.

Il faudra bien un jour que j'écrive ce que ce livre m'a inspiré. J'ai adoré son originalité, sa petite folie douce, ses histoires décousues si bien ficelées, ce petit goût de revenez-y d'un Club des Cinq qui aurait grandi et décidé de faire la révolution dans la métro. Une légèreté grave, un petit air de ne pas y toucher... Et même une intertextualité balzacienne que je n'ai pu goûter faute de connaître un certain livre de Balzac. 
Une jolie petite gourmandise littéraire, moins innocente, moins naïve et moins foutraque qu'elle n'en a l'air. 
Une véritable richesse stylistique, un jeu et un amour du style, du Langage, des histoires et de l'histoire, du Texte et des interactions Auteur / Narrateur / Lecteur : le régal récréatif des amateurs de théorie littéraire, et tout cela avec jeu, sans pesanteur. 

Une très jolie facétie littéraire qui me hante encore.

Ah ! Bah ! Tiens...
C'est fait.

© Simone Rinzler | 23 juillet 2013


7/21/2014

Comment Rien

Comment.

Comment rendre compte de sa dépression.

Comment ne pas en rendre compte.

Comment survivre sans vivre tout en vivant.

Comment mettre tant de temps à lire un livre qui plaît et désole en même temps.

Comment rendre justice à Rien. À "Rien (qu'une affaire de regard), premier roman de Philippe Annocque, publié de nouveau dans une version remaniée aux Éditions Quidam.

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Elle se dit qu'elle ne le peut pas, qu'elle n'en a pas le droit. Elle se dit que ce livre a le mérite d'exister, qu'il mérite d'exister, que son auteur a le mérite de l'avoir écrit avec ce que le journaliste du Figaro à appelé en 4ème de couverture "Une écriture blanche, acérée. Un style sec, sans afféteries." Elle pense à ce que pense, ce que penserait l'auteur de ce qu'elle a à en dire. Elle se dit que, de toute façon, il peut bien penser ce qu'il veut, ce qu'il peut, ou ne penser rien du tout. Qu'il a déjà publié. S'est exposé. Qu'elle ne sait pas le faire, ne peut pas le faire, ne veut pas le faire et le fait quand même, sans y penser, en ne cessant jamais d'y penser. 
Elle se demande comment elle est entrée dans l'esprit de cet auteur. Comment elle a souhaité en sortir, allant, venant, ailleurs, loin de l'activité de lecture, d'écriture. Comment elle se dit que cette rencontre du blog de Philippe Annocque à été une vraie rencontre avec un écrivain, avec un humain, avec un homme simple, délicat, tendre. Elle se dit qu'elle le compare à un jumeau de son adolescence, de sa maturité. Qu'elle comprend sa difficulté à conjuguer et à décliner le mode amoureux par le langage et que, comme elle, il sait si bien en parler sans avoir l'air de rien. Rien. L'air de Rien. Qu'il avance son petit bonhomme de chemin. Qu'elle le suit et qu'elle l'annote, l'Annocque nouveau, l'air de rien. Qu'elle a ressorti son stylo, son encre marron, qu'elle a racheté un stylo-plume en allant faire les courses. Que spontanément, après y avoir inséré les cartouches "Terre de Sienne", elle s'est installée à son fauteuil de lecture et a commencé à annoter. À aimer. À se demander comment elle avait bloqué sur ce texte, comment elle avait pu le laisser tomber, y renoncer. Elle repensait à son "Reader's Block", son angoisse de la page noircie par d'autres, son incapacité à se concentrer, son impuissance à lire, à écrire, et à compter dans le monde, sur le monde et avec le monde. Elle s'est dit qu'elle pensait trop, qu'elle n'agissait pas assez. Qu'elle retombait toujours dans le même travers. 

Elle s'est dit qu'elle en avait assez des tergiversations de ce petit puceau impuissant, elle l'écrivaine pucelle impuissante, incapable de publier en son nom propre pour une raison qui lui échapperait toujours. 

Elle se dit qu'elle devrait bien aller le voir, le remercier, le père d'Herbert, le père de ce jeune homme impuissant dont la comparaison entre "conjugaison" et "déclinaison" (pages 178-179) lui inspire des réflexions autres que purement stylistiques. Con-jugare : être sous le même joug (?) ensemble ? Déclinaison : pénienne ? Pen : plume et sexe, impuissance créatrice et impuissance physique. Ses "avortements sentimentaux" : son impuissance physique, oui ! Oh !  Non ! Pas d'impuissance de l'esprit qui toujours tourne sans frein, freinant le corps qui ne sait se dire, ne sait que se taire. Son esprit, toujours en analyse, sans répit, qui le mène à son but, un but qu'il ne connaît pas encore mais subodore et auquel, il parviendra. Ce livre, bientôt terminé en est le témoin.

© Simone Rinzler | 21 juillet 2014
Avec la participation quasi (in)volontaire de Philippe Annocque.




7/10/2014

Teaser "Lava"

Teaser "Lava" (à paraître)

Tandis Que Le Petit Poussait Dans Les Entrailles De Lave d'Ava,
Le Petit Chaperon Rouge Et Noir Et Or Et Ses Amies Alice Au Pays Des Vermeilles Et Boucles D'Argent Perdues Dans La très Grande Forêt Des AnHumains Se Désespéraient.
Seuls Les Amis Du Petit Poussé En Tête de GondBoll Pourraient Voir Le Dessin De Ce Martin.
Ce Fut Un Grand Dormage Pour, Dieu Me Le Tripode, Tous Ceux Qui En Furent Exclus.

© Simone Rinzler | 18 juin 2014

(Publié le 10 juillet 2014)

5/13/2014

Anamnèse #1 : American Gothic de Xavier Mauméjean

Le genre d'imaginaire dont j'ai envie en ce moment. "American Gothic" de Xavier Mauméjean

Simple, sans chichis, complexe et inventif, pour se détendre, prendre la vie du bon côté et ne pas bouder mes petits et grands plaisirs.

Merci à Virginie Neufville de La Cause Littéraire pour la découverte de ce livre, apparemment plus complexe que ce que je viens d'en dire.

Il demande la coopération du lecteur ? Et comment que je suis partante !

Il y est question de Mother Goose et de "American Gothic" : mes petites fascinations d'angliciste...

3/05/2014

Lectures : L'Affaire est dans le sac

Lectures : L'Affaire est dans le sac !

Un petit tour à Saint-Ouen, à la librairie "Folies d'encre", et hop !...

...L'Affaire est dans le sac !, 
et les trois nouveaux livres passeront bientôt du sac de transport à :
  • la PAL ou Pile A Lire (mais laquelle ?, car il y en a plusieurs...)
  • la RAL ou Rangée A lire (Il n'y en a qu'une, hors bibliothèque et hors bureau, bien sûr...),
  • le SAL ou Sac A Lire (mais, là encore, lequel, car il y en a aussi plusieurs).

    Suspense, suspense...

    Deux lectures très attendues :
    • Virginie LOU-NONY et son essai Ce qui ne peut se dire - L'Atelier d'écriture à l'épreuve du silence (Actes Sud) 
    • Antoine WAUTERS Nos Mères (Verdier), 
    extraites de ma liste de LAC (Livres-z'à Acheter ChezUnDeMesLibrairesAdorés), trouvées sur place et une surprise, qui m'attendait là, la revue "FEUILLETON Numéro 10" d'Adrien BOSC avec un extrait en français du roman de Ben Marcus The Flame Alphabet / L'Alphabet de flammes...
    Les beaux hasards de la journée...
    ...et les belles lectures du retour de la rentrée.

    Les vacances sont belles, et bien, et bonnes, 
    et bel et bien finies... Au boulot, Simone !

    NB : Je milite pour les points de suspension d'avant...
    ...tout le monde comprend très bien à quoi ça sert. Ça sert, c'est tout. Si on comprend, c'est bien que ça sert.

    NB +1 : Je milite aussi pour d'autres choses : je suis très pointilleuse sur la ponctuation : un point c'est tout. 

    Ordoncques : je milite AUSSI pour l'enchâssement des deux points, préliminaires explicatifs (ou préparation à une énumération) en langue française. A ne pas confondre avec les deux points en anglais, mais ça, c'est une très longue histoire, ces questions de ponctuation du discours.

    Et oui : Je sais bien qu'on ne doit pas mettre de Majuscules juste après les deux points, sauf que, moi, (oui, moi - c'est-à-dire La Tenancière de L'Espère-Luette [Mâme Simone, en quelque sorte]), je préfère quand il y en a. Question d'esthétique et d'éthique de la mise en discours. On voit bien que ça commence vraiment là où apparaît la majuscule.

    Pour les autres militances, on verra ça un autre soir, si vous le voulez bien. 
    ...Et même si vous ne le voulez pas non plus, d'ailleurs...
    et bon... j'ai AUSSI acheté - ou plutôt racheté - un manuel de couture.

    Pour m'y remettre après plus de trente ans d'arrêt.

    ...Et pourquoi pas ?...

    Ne suis-je pas La Fille du Vaillant Petit Tailleur ?

3/01/2014

Je n'ai plus rien à lire... Essaie donc "Concerto pour La Mineure" de Christine Spadaccini chez E-Fractions/Snow Moon

I Have Nothing To Read...

...Again?

Lisez-donc "Concerto pour La Mineure" de Christine Christine Spadaccini, éditée chez Snow Moon sur papier et en e-book chez E-Fractions Éditions (par Franck-Olivier Laferrère), l'éditeur à suivre...


Et si ça, ça vous troue pas l'col eud' l'utérus, on pourra p'us rien faire pour vous...


Lu dans l'avion il y a quelques jours.

Littéralement scotchée dans les airs.


Lecture Absolument Incontournable !

Un livre extrêmement fort.


Aussi fort que court.


À Lire !


Vite !


Go!


2/15/2014

Romans francophones : Lire et faire lire tous les jours

(Ça, c'était le 3 février 2014)


Lire et faire lire tous les jours.

Une idée ?

Commencer par Faire passer de Carole Zalberg, bien sûr !
Un génial Hors Format (bref, très bref), de E-Fractions chez Franck-Olivier Laferrère ;

Passer par la case Laurence Tardieu, L'Écriture et la vie, émouvante remise en selle par la grâce de l'amitié aux Éditions des Busclats ;

Continuer avec Feu pour feu de Carole Zalberg chez Actes Sud ;

En reprenant les mastodontes qui prennent du temps, sont trop lourds ou agacent un peu, 
un peu beaucoup ou pas du tout,
entre temps.
(discrétion tant qu'ils ne sont pas finis, ils le seront finalement, petits bouts par petits bouts, sauf ceux que l'on abandonne définitivement, passque passque...)

Avoir déjà oublié l'inoubliable Zone de combat de Hugues Jallon proposé par les charybdiens associés, Marianne Loing et Hugues Robert et consorts/consœurs ;

Faire la pause pour choisir le prochain, entre :
Épépé de Ferenc Karinthy,
Kinderzimmer de Valentine Goby, tous deux en attente pour une lecture... attendue..., justement !

Ou reprendre :
Un temps fou de Laurence Tardieu à peine commencé et déjà aimé, il y a quelques jours ;

Avancer ou finir :
La Ballade de Rikers Island de Régis Jauffret, parfait pour les insomnies à idées noires, les miennes, pas les siennes (peut-être le garder un peu encore sous le coude, alors ?, avant l'enterrement de jeudi)

Avancer lentement le massif et intrigant :
Sade vivant aux éditions Le Tripode,  par le génial Jean-Jacques Pauvert, maître dont Frédéric Martin est le fidèle, admiratif disciple, si attendrissant dans les vidéos de Libfly ?, je crois.

Butiner encore dans mes "œuvres complètes" (universitaires, I mean) en jonglant avec la lecture de Romanciers pluralistes de Vincent Message, et être à nouveau tentée par la réécriture de ma monographie sur les Manifestes pour surmonter ma peur d'être publiée en mon nom propre et non entourée de collègues éminents et pour beaucoup fort sympathiques, voire franchement amis (et oublier les autres...)

Entrer en informatique les œuvres encore incomplètes et déjà bien replètes du domaine littéraire entamées dès janvier 2013, et rassembler de multiples fichiers antérieurs. J'ai toujours écrit...

Troller deux, trois murs, 
ça, c'est en train de se faire, 
et dommage...,
ni Prévert ni Desnos ni mon vieux Perec, ni même Spinoza ne sont plus trollables.

Se rendre compte que l'on est en train de...
Appeler à l'aide ;

Et savoir que je suis ma meilleure aide pour m'en sortir, comme toujours, mais jamais seule, avec des aides attendues et inattendues,

Sortir de l'interrogation par l'action.

Ne rien faire de tout cela, car la vie n'est pas que dans les livres, ni sur FB,
Ou faire, comme toujours, de tout, un peu, beaucoup, avec, toujours, la même passion, intacte, qu'elle que soient les vicissitudes de la vie. 

Rubrique : Vis ma vie de lectrice à plein temps !
Statut : Now, I know...
...que je ne m'ennuierai pas à la retraite !, comme je l'avais bêtement craint, folle Héautontimorouménos, ancienne bourreau de travail, devenue goûteuse de loisirs après passage par la case BurnOut/dépression/épuisement et deuils en série, BlondeOut, décompression, reposage et petites revies en séries)

La vie est reviendue,
L'entends-tu ?
L'entends-tu ? 

La vie est reviendue,
Cours-y vite,
Cours-y vite.

Sous-texte :
Le ver de mirliton est notre ami.
Protégeons-le !

Buzatouceukissontallésjuskobou !
C'est la fin de la récré et le début d'autre chose !

Quoi ?

La suite au prochain épisode de la suite des :

[Roulements de tambour]

"Avenantures Du Petit Chaperon Rouge  Et Noir Et Or et De Ses Amies Boucles d'Argent Et Alice Au Pays des Vermeilles Perdues Dans La Très Grande Forêt Des AnHumains"

Simone