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2/22/2014

Power Thinking : "Vouloir, c'est pouvoir" : les modalités du "pouvoir"


À propos de ma photo  © "Power Thinking - Winston-Salem"


© Simone Rinzler "Power Thinking - Winston-Salem"

(déjà posté sur le groupe FB OuLiPo)

Strofka dit :
"Vouloir, c'est pouvoir"

L'Espère-Luette précise :

Vouloir n'arrive qu'en 9.
Il faut d'abord ne pas vouloir, en 1.
Ne pas pouvoir en 2.
Être dans l'indétermination en 3.
Dans le désir en 4.
Dans la curiosité en 5.
Dans la pensée de réalisation possible en 6.
Dans l'idée d'une réalisation possible en 7.
Dans la pensée du possible en 8.
On arrive à la détermination du vouloir en 9.
Et à l'étonnement et à la joie de la réalisation en 10.
Cours sur la modalité en anglais : 
Penser les auxiliaires modaux et l'être-au-monde. La grammaire à la rescousse !

Allez, on se la regarde une deuxième fois, 
en commençant par le bas :


© Simone Rinzler "Power Thinking - Winston-Salem"



2/20/2014

Autographie romancée : Annexe Hors-Texte #1 C'est la re-trouille !

 C'est la re-trouille !

Au moment de poster le second épisode de mon autographie romancée...
...voilà que le retour de la re-trouille fait encore son entrée, fracassante, lancinante, frigidifiante.

Et si le lecteur ne voyait pas que cette partie était en partie fictionnée ? Et si tel autre lecteur croyait fictionné ce qui ne l'est pas et réel ce qui n'est que pure fiction ? Et si le lecteur croyait tout fictionnel ? Tout réel ?

Bienvenue, ma cocotte, dans le monde de la fiction, de l'écriture, ce monde que tu as si précautionneusement évité toute ta vie pour ne pas te fâcher, avec personne, avec qui que ce soit, avec ta famille, avec tes amis, avec ceux pour qui tu ne comptes pas mais qui comptent pour toi, avec ceux qui ne comptent pas pour toi mais que tu voudrais tant avoir pour lecteurs, car tu sais que tu veux avoir des lecteurs, même si tu n'arrives pas à publier tes livres en ton nom.

Bienvenue dans le monde de l'autographie. L'autographie qui n'est pas autobiographie, mais qui est écriture de soi, selon le concept de J.B. Pontalis et que tu as appliqué à tes recherches, à ta synthèse pour ton dernier Très Gros Diplôme Universitaire, la barbarement nommée HDR, ton Habilitation à Diriger des Recherches pour devenir Professeur des Universités, toi, la toute petite qui se prenait pour une souris grise, Mauricette la Souricette et son ami Mauriceau le Souriceau, héros rêvés de Livres pour Seniors à L'École des Moisirs, des livres pour les vioques comme toi, les vioques rigolos qui tout en vieillissant tranquillement, gentiment, bien sagement, ont gardé et gardent encore leur envie de vivre, de rire ; et de jouir.

Avoir le courage de poster. Avoir le courage de postuler. Avoir le courage de s'imposer.

Une vie entière sous la nécessité du courage, pour ne pas crever. Pour vivre. Simplement. Tranquillement. Redondamment.

Avoir le courage de l'imposteur, l'imposteur lucide, l'imposteur penaud (pas l'imposteur pervers et manipulateur sans aucune bienveillance), l'imposteur au  cœur trop pur, trop sensible, trop fidèle et trop peu sûr de soi pour se rêver en être doué d'une réelle autorité, cet imposteur, Cygne Majestueux dans ses oripeaux de Vilain Petit Canard, si bien décrit par Althusser, expliqué par Jean-Jacques Lecercle, mon maître et ami, dans "Interpretation as Pragmatics", probablement le chapitre 3, mon chapitre préféré, celui qui m'a tant inspirée.

Avoir le courage de révoquer le "sentiment d'imposture" que décrit si bien Bélinda Canonne dans son magnifique livre "Le Sentiment d'imposture" en poche, chez Folio, je crois ou 10/18.

Enfin, bref, (bref, si l'on peut dire, je ne fais pas particulièrement dans la rétention, c'est le moins que l'on puisse dire... Et cela dit combien j'ai dû lutter contre ma pente loghorréique pour mes écrits universitaires, une lutte de tous les instants), tout ça pour dire, une fois de plus, encore et toujours, que j'ai la trouille, les chocottes, le traczir et que si ça continue comme ça dans les précautions oratoires, ça n'avancera jamais, ma petite poulette.

Allez ! Go ! Vas-y !

Envoie !

ENVOI 

"Prince, ne souffrez que jamais, au royaume de l'écriture, jamais elle ne soit d'elle-même le Petit Boureau Beau"
(avec la complicité de Bobby Lapointe)

Nota Bene, Addendum, post-scriptum 

 

Cet article sera retravaillé, corrigé, amendé. 
Repassez de temps en temps. 
C'est de l'écriture dynamique !

Et bon, la trouille, ça se jugule.

Je suis donc en route, sur le chemin, en partance,
pour où, je ne le sais pas,
mais je suis déjà partie !


   OnnDzeRôdeAgain (Écosse, il y a longtemps)

2/18/2014

Dernier essai avant l'autoroute

C'est le tout dernier avant de craquer... 

On ajoute un petit sous-titre, juste pour voir

On teste le titre secondaire

 And here I am, lost, in the middle of nowhere.

[Sorry for the lack of interest of the thing...]

"Faire et défaire, c'est toujours travailler !", disait ma très industrieuse grand-mère.

Et voilà que ça se confirme, après un rapide petit coup d'oeil.

Blogger is a fucking fucked up bugger!


Reprise du lendemain :


Et comme ça ne marche pas comme je veux, mais que je veux que ça marche, j'avance quand même.

C'est tout de même pas un p'tit truc technique qui va m'arrêter dans ma course, quand même !


 

 


2/14/2014

La Récré

Le retour au grand galop 

Je tique, 
et tac ! 

Un cavalier, qui surgit au cœur du mi-jour,
Court vers l'aventure au galop.
Son nom, il le signe à la pointe d'une pilcrow,
D'un R qui veut dire... au galop

Le retour du refoulé au grand galop.

Tacata, tacata, voilà l'refoulé,
Tacata, tacata, voilà l'refouléééé.
C'était l'refoulé-é-é
Tacata, tacata,
Reste encore Simone.

2/11/2014

Balbutiements : Épisode 0

Épisode 0 : Quel petit atelier à tâtons pressés dans la cour ?


Voilà qu'au moment fatidique de rédiger le premier chapitre de cette autographie, roman rêvé depuis tant d'années, le trac, tout à trac, se fait ressentir.

Trac, stage fright.

La peur. Peur du soleil, de la lumière.
Incompatible avec mon amour de la scène, d'être en scène.

Autant commencer par le commencement, cela ira plus vite.


Fausse route.

J'ai fait fausse route.

Faire une fausse route, en médecine, c'est s'étrangler, ne plus pouvoir avaler.

Voilà bien longtemps qu'est arrivé le temps des fausses routes alimentaires. L'âge aidant, certaines fonctions alimentaires de base ne se font plus correctement. Il y a des trucs que je n'arrive plus à avaler. Ça ne passe pas. Ça ne veut pas passer. Ça dérape. Ça s'engorge. Ça déborde. Ça gicle. Ça tousse et ça rit en même temps. Ça sent la fin du fin de la fin. Ça ressort. Ça s'éparpille.

En écriture aussi, j'ai fait fausse route.

En lecture aussi, j'ai fait fausse route.

N'allez pas croire que j'aie fait fausse route en tout.

Mais quand arrivent les fausses routes, il est temps. Temps de s'arrêter, de se reprendre. De réfléchir. Avant de repartir.

Mes fausses routes ont toutes été guidées par la peur.

Par la peur et par la fuite.

Au point d'en avoir fait une maxime personnelle : "Fuir la fuite".

Toute ma vie, j'ai été sous l'emprise de mes peurs. Toute ma vie, j'ai tenté de les vaincre. Toutes, ou presque. Du moins, toutes celles dont je pensais que je pourrais les vaincre, non pas sans bataille, mais avec succès. Je n'aime pas l'échec. Qui aimerait sa propre névrose au point d'y succomber à ce point ?

Ah, ben..., moi, bien sûr !

Oui, enfin, moi, pas tant que ça moi, quand même, faudrait quand même voir à pas trop pousser Mémée dans les orties.

Alors, action !

Car la peur d'être publiée en mon nom seul me bloque depuis des années. Ça me bloque, mais ça ne m'empêche pas de publier, sous mon nom. Des textes en mon nom, j'en ai publié des centaines de pages, et si l'on compte que mes recherches universitaires sont publiques, car elles le sont (même si tout cela reste ultra confidentiel), j'en arrive déjà à un millier de pages depuis la fin de ma thèse. 
C'est dire si la bataille est engagée depuis longtemps.

Alors, quelle était cette fausse route ? Ou plutôt, quelles ont été ces fausses routes, car elles ont été nombreuses.


Si l'on y regarde de plus près, il faut en réalité regarder de plus loin. 

De ma fenestre de Valsenestre © Simone Rinzler
Je m'explique. Chaque fausse route, vue de trop près, avec la myopie du perfectionniste névrosé, semble être un échec. Envisagé de plus loin, avec l'œil aguerri de la vieille presbyte, chaque fausse route disparaît quasiment et une ligne droite de réussite se dessine. L'avancée, droite, rectiligne, inexorable, se fait en tirant des bords pour garder le cap, tout droit, bien droit, devant soi. Ça méandre, ça vire, ça choque le foc, ça secoue, ça tangue. Mais ça avance.

La première fausse route fut le choix de la langue anglaise comme aire de jeux et lieu de travail.

La seconde fausse route fut le choix de la linguistique anglaise dans son acception de linguistique grammaticale avec une spécialisation sur la voix passive anglaise.

Ce n'étaient pas des fausses routes, mais des escales, du cabotage au plus près des côtes, rassurantes. Aller sur les côtes de l'altérité et se rendre compte de son identité profonde pour accoster à bon port.

Alors, si depuis des années, je suis une écrivante, au sens où Barthes l'entendait, je ne me croyais pas écrivaine.

Écrivain, je l'ai été depuis toujours. Ça mûrissait. Tranquillement. En silence.

Il est temps que tout ce qui mûrissait sorte.  En français, ma langue maternelle. Avant d'être complètement blette.

Dont acte.

Le récit qui viendra a déjà été commencé il y a bien longtemps.

Cet atelier est l'atelier de ma pensée.
Une pensée joyeuse, vive. 
Une lutte à mort contre la peur de la mort.



Power Thinking - Winston-Salem © Simone Rinzler

Bingo!