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2/02/2015

C'était un tout petit buvard...

C'était un tout petit buvard, 
Plus très bavard,
Un peu hagard,

C'était un tout petit buvard,
Et qui buvait,
Tous les bavards.

L'avait perdu
Son teint de rose
L'était dev'nu
Bien trop morose.

C'était un tout petit buvard,
Qui hier soir s'traînait l'cafard.

Mais il a ressenti l'arôme
De ta chair chaude et vigoureuse,
Petit buvard, un peu crevard,
A retrouvé le temps des roses.

C'était un tout petit buvard,
Petit buvard, plus très bavard,
C'était un tout petit buvard,
Plus très buvard, plus très buvard,

C'était un tout petit buvard,
Qu'aimait tellement 
Qu'tu le rendes rose.

© Simone Rinzler | 2 février 2015 - Tous droits réservés 

12/29/2014

De l'air de rien...

De l'air. 
De l'air ! 
De l'air. 
De l'air de rien.

De l'air.
L'air de rien.
Mine de rien.
De rien en rien,
De rien en plein, 
Dans le mille du rien.

Un peu d'air frais,
Un peu d'air fin,
Pas l'air cinglant,
Ni l'air malin,

De près en près,
De pré en pré,
De loin en loin,
De main en main.

Sans avoir rien,
De bien vilain,
Sans même avoir,
Trop l'air de rien.

Le rien, c'est bien
C'est bien malin,
D'avoir toujours,
Toujours un air,

Un air malin
Ou un air fin,
Un air de rien.
On est si bien.

© Simone Rinzler | 29 décembre 2014 - Tous droits réservés 


12/17/2014

Ah, quelle famille ! Ah, quelle famille ! [Chanson de saison]

Ta maman est une kleptomane,
Ton Papa est un pyromane,
Ta petite sœur, érotomane,
Et ton grand frère, SuperWoman.

Ah, quelle famille ! Ah, quelle famille !
Ça va guincher, la fin de l'année.
Ah, quelle famille ! Ah, c'est pas l'pied,
Gare à toi, là, tu t'éparpilles.

Ta Mémée, elle est pétomane,
Ton Pépère, il s'appelle Slimane,
Ta cousine, elle est de Gardane,
Ton cousin est genre Doliprane.

Ah, quelle famille ! Ah, quelle famille !
Ça va guincher, la fin de l'année.
Ah, quelle famille ! Ah, c'est pas l'pied,
Gare à toi, là, tu t'éparpilles.

Ton Tonton, il se croit brahmane,
Ta Tata, ah ! Quelle bougre d'âne,
Tes morpions sont mous d'la membrane,
Tes p'tits enfants, fanas d'la fan.

Ah, quelle famille ! Ah, quelle famille !
Ça va guincher, la fin de l'année.
Ah, quelle famille ! Ah, c'est pas l'pied,
Gare à toi, là, tu t'éparpilles.

Ta femme est un p'tit peu tzigane,
Ton ex plus jamais ne se fane,
Sa femme est dev'nue mélomane,
Et toi tu n'fais jamais de foin.

Ah, quelle famille ! Ah, quelle famille !
Ça va guincher, la fin de l'année.
Ah, quelle famille ! Ah, c'est pas l'pied,
Gare à toi, là, tu t'éparpilles.

© Simone Rinzler | 17 décembre 2014 - Tous droits réservés 







12/16/2014

Tu ne sais pas...

Tu ne sais pas raconter d'histoires. Tu voudrais en écrire, mais tu ne sais pas. Tu ne sais pas comment t'y prendre. Tu trafiques, tu bidouilles, mais une histoire, une vraie, tu ne sais pas.

Tu ne sais pas lire des histoires. Tu voudrais en lire, mais tu ne sais pas. Tu ne sais pas comment t'y fair prendre. Tu lisouilles, tu farfouilles, mais une histoire, une vraie, tu ne suis pas.

Tu ne sais pas te laisser aller à lire de l'inutile, du mercantile, du bien futile. Tu ne sais pas. N'y arrives pas. Tu t'entraînes à travailler ton style. Mais des histoires, tu n'en fais pas.

Tu ne sais pas tourner des films. Tu ne sais pas. Tu ne sais pas. Qu'il soit magique, utile ou facile, encore tragique, encore comique, là, à coup sûr, alors tu bois. Tu bois, tu bois, et tu t'enivres. Tu tombes là, tu chutes sous le charme. Tu te régales. Qu'importe l'histoire, pouvoir qu'elle soit bonne, qu'elle t'entraîne, qu'elle t'emmène, même là où tu ne vas pas, jamais. Tu te laisses faire. Tu laisses faire. L'histoire t'entraîne, elle te mène, par tous les bouts, le bout du nez, le bout du pied. Tu ne fais pas ta difficile. Tu aimes, tu aimes ou tu n'aimes pas. Mais tu t'en fous. Tu te laisses entraîner.

Tu ne sais pas ce qui t'entraîne. Ce que tu sais, ce que tu sais. C'est que le ciné, c'était pas pour les forts en thème, pas un sujet. Sujet d'école. Tu peines encore, tu traînes encore, à la sortie. De ton école. Le chemin est. Encore trop long. Tu l'aimais bien, c'était ton chemin.

Tu ne sais pas écrire d'histoires. Tu ne sais pas. Tu ne sais pas.

Tu ne sais pas, tu ne sais pas, tu ne sais pas et tu t'en fiches, et tu t'en fiches, et je m'en fiche, fiche, fiche, jusque là ! Tu t'y essaies. Tu apprivoises. Tu t'y remets, un peu plus chaque jour. Tu t'en fiches déjà. Un peu plus chaque jour. Un peu plus qu'hier. Et bien moins que demain. Mais, encore, trop, encore, tu t'prends la tête, tu t'prends trop la tête, t'prends la tête trop encore.

Tu ne sais pas écrire pour ton amour. Tu l'as fait lire. Tu lui as fait lire, ce que tu écris ce qui as déjà écrit. Tu sais, tu sais, qu'il n'aimera pas. Ça, tu le sais, tu le sais bien. Il n'aime pas. Il n'a pas aimé. Il s'est inquiété. Comme toujours. Il s'inquiète. Il s'inquiète pour toi. Mais jamais, jamais, ne te rejette.

Tu ne sais pas, tu ne sais comment faire. Tu lui fais lire. Il va devenir enfin, ton premier lecteur. Et c'est la fin. 

Fin des tâtonnements, fin des ânonnements, fin de l'isolement. Il prend part au voyage. Te corrige ou te gronde. Ne comprend pas, parfois. Enfin, toujours.

Tu ne sais pas, tu ne sais pas. Écrire d'histoires, tu ne sais pas. Tu as beau ne pas savoir, tu en fais bien toute une histoire, pour une fille sans histoires, t'en fais bien trop. T'en fais bien trop.

Il est grand temps, serait grand temps, de retourner. À l'atelier. Dans le secret, dans le secret. De ton histoire. Qui stagne encore.

Tu ne sais pas, tu ne sais pas. Tu ne sais pas.

Tu sais déjà.

[Bon, maintenant, t'arrête les gammes, ma fille !]

© Simone Rinzler | 16 décembre 2014 - Tous droits réservés 

Fin des Gammes Stylistiques ? À L'Atelier de L'Espère-Luette

12/04/2014

Fear...

Fear! Fear! Fear!
Here. Here. Here.
Here and there,
And everywhere.

Fera, fear, fear,
We're, we're, we're...
Let's be fair,
Yes, we care !

© Simone Rinzler | 21 octobre 2014 / modifié le 4 décembre 2014 - Tous droits réservés 

11/18/2014

Faudra-t-il un jour...

Faudra-t-il un jour
Faudra-t-il un jour
Que quelqu'un s'expose,
Et que quelqu'un ose

Ose proclamer,
Ose s'indigner !
Ose protéger,
Toutes ces pauvres filles ?

Toi, Nabilla, ou toi Lola Miette,
Toi Souricette ou Mauricette.

Faudra-t-il un jour
Un jour que ça cesse,
De s'indigner toujours
Contre celle qui montre ses fesses ?

Qui est son mac,
Oui, son maquereau ?
Tu sens l'arnaque
De tout l'réseau.

Faudra-t-il un jour,
Madame,
Faudra-t-il un jour,
Aider ces pauvres filles ?

Quel assaut, quel assaut
Contre ces petites filles,
Mal aimées, hébétées,
Sans amour depuis toujours.

Faudra-t-il un jour,
Mon âme,
Faudra-t-il un jour
Que tu exclames,
Madame ?

Elles n'ont pas d'asso,
Personne, personne,
Pour les protéger,
Ni rien, ni personne,
Pour les épargner.

Faudra-t-il un jour,
Madame,
Faudra-t-il un jour ?
Que ta fille déconne,
Madame ?

Pour que tu voies jour.

© Simone Rinzler | 18 novembre 2014 - Tous droits réservés 

En direct de L'Atelier de L'Espère-Luette

Toi, Josyane S.

Toi, Josyane S., droguée, prostituée à 15 ans,
Près de Francfort, près de Barbès,
Qu'est tu devenue, depuis ce temps,

Qu'as-tu, qu'as-tu,  qu'as-tu 
Fait de ta jeunesse ?

Et qu'as-tu, qu'as-tu, qu'as-tu 
Fait de ta vieillesse ?

Tu promenais, le long des quais,
Tu te vendais, non loin d'ici.

Qu'as-tu, qu'as-tu, Josyane,
Fait de ta vie ?
Qu'as-tu, qu'as-tu, Josy,
As-tu vécu ?

© Simone Rinzler | 18 novembre 2014 - Tous droits réservés 

En direct de L'Atelier de L'Espère-Luette

11/13/2014

Souricette perd la tête (Chanson de Souricette)

Souricette perd la tête.
C'est inquiétant. 
C'est inquiétant.

Souricette perd la tête. 
C'est pas bandant. 
C'est emmerdant.

Où quj'jai donc mis ma clopinette ? 
Dans ma serviette ? 
Dans ma Corvette ?

Oú quj'jai donc mis ma paire d'lunettes ? 
Pan dans les dents !
Je cherche tout l'temps.

L'aurais-je laissé sur ta quéquette ?
C'est ennuyant,
C'est perturbant.

J'trouve toujours pas ma paire d'lunettes.
Comme c'est barbant.
Je cherche tout l'temps.

D'mémoire t'as t'jours eu de sales pertes,
Ça, c'est très chiant,
C'est super chiant.

Qui donc me fait des blaguounettes ?
Quel chenapan ?
Mais quel brigand !

Mais où c'qu'elle est ta bistouquette ?
Mon chenapan,
Mon vieux brigand.

Où c'que t'as mis ta zigounette ?
Elle est bien là, sous ta braguette
Ça, là, j'me perds
Jamais là d'dans.

C'est toujours net, oui, très très net
Dans ma p'tite tête, J'suis toujours prête
J'trouve toujours l'temps.
J'ai toujours l'temps.

...Je prends mon temps.

Ploum !

© Simone Rinzler | 14 novembre 2014 - Tous droits réservés 



5/05/2014

Solange Song

Solange Song


Quelle arrogance, de prétendre t'aider ici,
Quelle innocence, de vouloir s'immiscer ainsi,
Quelle pétillance, de pouvoir s'exprimer aussi.

Solange, Solange, ma sœur, mon âme,
Que ne me réponds-tu jamais.
Solange, Solange, ma fille, ma flamme,
Que te tais-tu ici à jamais.
Solange, Solange, ma mère, ma came,
Que me veux-tu à rester tue.

Tu as vécu, tu as vécu, 
La tête dans le cul, la tête dans le cul,
Tu as vécu, tu as vécu,
Tu ne me comprends plus, tu ne me comprends plus.

© Simone Rinzler | 5 mai 2014