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vendredi 14 novembre 2014

Tu te réveilles...

Tu te réveilles. Tu tâtonnes. Ta main caresse le drap. Non, pas sensuellement. Ta main cherche. Va vers le haut. Vers le bas. Se lève. Descend. Restant sur le plan. Du haut en bas. Du lit. De la place d'à côté. Ta main balaie le tissu. Passe dessus. Passe vers le bas. Passe et repasse. Essuie-glace. En va. En vient. Et revient. Tu te réveilles. Ta conscience n'est pas encore. Très réveillée. Ta main machine, ta main balaie. La place. L'espoir s'efface. Tu penses. Tu attends de trouver. Le corps. Sinon chaud. Du moins là. Tu balaies. Tu te réveilles. Petit à petit. Le rêve de la nuit est enfui. Ton cauchemar t'attend. Tu te réveilles. Le corps d'à côté est absent. Désespérément.

Tu te lèves. Tu te mens. Tu ne te dis rien. Tu ne penses rien. Tu oublies. Sans le savoir. Que la place est vide. Tu te lèves. Prépare le café. Réveille les enfants. Prépare la journée. Sans plus penser au corps absent. Tu avances. À l'aveugle. Yeux grands ouverts. Tu te déplaces. Activement. Tu ne ne te rendors pas. Sur tes lauriers. Fanes. Tu ne te lamentes pas. Tu t'a rives. Tu oublies. Tu oublies. Tu vis. Malgré. Tu vis. Ta vie continue. Ta vie commence' ta vie de cette nouvelle journée. Comme tant d'autres. Tu ne prends pas de répit. Tu avances. Tu avances. Tu avances. Tu vis ta vie. Tu n'y penses pas. Tu la vis. Tu vas. Non pas arrière. Mais avant. Ni fièrement. Ni tristement. Tu vas. Tu nettoies les menottes. Habilles les petits corps chauds, plein de sommeil et de guilis. Tu souris. Tu ne t'attendris pas. Tu sais qu'il n'est pas l'heure. Qu'il n'est jamais l'heure. Non. Tu ne le sais même pas. Tu le vis. Comme ça. Sans t'interroger. Tu es jeune. Tu ne le sais pas. Tu refuses. La pitié. Tu refuses le malheur. Tu le vire. D'un revers.
De ta main.

© Simone Rinzler | 14 novembre 2014 - Tous droits réservés

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