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jeudi 1 octobre 2015

#11CR Carnets de retraite : Et toi, quelle bataille mènes-tu ? Unebataille ? Quelle bataille ?

Et toi, quelle bataille mènes-tu ?
Une bataille ? Quelle bataille ?
Il n'y a pas de bataille ici.

Que de la paix, du travail, des jeux, des jours heureux.
Un projet de rangement, aussi.

Rien ne presse.
Je fais lentement.
À mon rythme.
Je ne vais tout de même pas y aller le ventre creux, dans ce bureau.  Après tout ce temp, je ne suis plus a une minute près. J'ai encore insuffisamment pensé le tri. Le jet, oui. Je l'ai pensé. Imaginé. Anticipé. Il ne me reste plus qu'à m'y mettre. 

Mais le ventre creux, tu n'y penses tout de même pas ?
J'ai joué.
J'ai câliné,
J'ai un peu Facebooké, juste un tout petit peu.

Je finis mon breuvage qui refroidit. J'ai pris le temps de vivre à mon rythme, comme j'aime.
J'ai papoté avec les petites, avec ma fille X., avec ma fille X.
Non, je ne suis pas bègue de l'écriture. J'ai deux filles. J'ai parlé avec l'une, avec l'autre.
Oui. Je sais elles ont toutes les deux un prénom qui commence par X.
Comme dans toutes les histoires, l'initiale a été changée pour préserver ce qui peut l'être, ce qui doit l'être.

C'était quoi, déjà la question ? Cette histoire de bataille ? 
Mais il n'y a pas de bataille. Il n'y a que de la vie, de la vie qui s'écoule, dans la douceur, dans la vie de nos vies. Rien de plus. Qui voudrait se battre ? Toi ? Toi ? Toi ou toi ?

Ah ! Tu vois ! Tu ne veux pas te battre, toi non plus. 
Alors, pourquoi cette question ?
Y as-tu réfléchi ?

Pas plus que cela, j'en suis sûre.
Tu as posé ta question, comme ça, machinalement, parle que tu croyais que c'était une question.
Une question intéressante.
Mais moi, cette question ne m'intéresse pas. Ce n'est pas une raison pour ne pas en parler. Mais je vais te retourner la question. Pour quoi cette question de bataille ?

Es-tu tant malaxée dans la pâte du moment que tu ne puisses plus t'en dégager ? C'est quoi, ces histoires de bataille ? Ça t'a toujours intéressée ? Vraiment ?

Moi pas. Moi plus.
C'est peut-être même pour cela que [...], et que [...]. On ne sait pas. Personne ne saura. Et les raisons du passé, on s'en moque. On est là. On ne se bat pas. On a aussi peut-être mieux à faire, non ?

Moi, je trouve.
J'ai mieux à faire que répondre à une question biaisée, pas même pensée. Une question qui n'est pas une véritable interrogation.
Un gimmick, un starter, un truc technique pour surmonter l'angoisse de la rencontre.

Approche. N'aie pas peur. Je ne vais pas te manger. Je commence à avoir faim, c'est vrai, mais je ne mange pas les femmes. Ni les hommes. Ni les enfants. Je ne mène pas de bataille. 
Je suis. Je vis. Tout simplement.

Avec cela, pas de quoi écrire un roman.
Rien d'héroïque, d'extra-Ordinaire. Pas même de l'infra-ordinaire. Juste pas de bataille, le plaisir du temps qui passe, aisément. Qui coule. Tranquille. Calme. Sans effets de manches ni grandes envolées lyriques. Le temps du repos. Le temps du On est bien, du Je suis bien.

Bon, je ne vais pas m'attarder plus longtemps. Non pas que j'ai beaucoup à faire. Mais je sens qu'il est temps de passer à autre chose.

Au revoir.
Mais pas Adieu.

Juste À tout à l'heure.


Chaque chose à son heure.

Chaque chose a son heure, plutôt.

© Simone Rinzler | 21 septembre 2015 - Tous droits réservés.

Qu'il fait doux à L'Atelier de L'Espère-Luette